Il existe une catégorie d’hommes et de femmes dont j’aimerais bien voir la disparition, l’éradication du champ politique français.
C’est celle de ceux ou celles qui ne considèrent un mandat que comme un tremplin ou laboratoire, celle de ceux ou celles qui considèrent que la vie de leurs administrés concitoyens ne vaut que par le bulletin qu’elle détient. C’est aussi celle de ceux ou celles qui sont prêts à toutes les basses manœuvres pour évincer ses adversaires comme ses amis dès lors qu’ils refusent de manger à leur régime de bananes et généralement aussi celle de ceux ou celles qui se targuent de la République mais trahissent, diffament, sont à de multiples reprises condamnés ou déboutés, décident et agissent dans l’ombre à l’insu des citoyens. Je me souviens qu’il y a peu, Nicolas Sarkozy, le président de l’UMP mais aussi ministre d’État, de l’Intérieur (RG), de l’Aménagement du territoire et des Collectivités territoriales (Hauts de Seine), en charge du Culte (Témoins de Jehovah), avait assimilé des comportements similaires mais de la part de jeunes “délinquants” de banlieue, à des comportements de “racaille”.
Oui cette catégorie existe, une certaine racaille politique sévit dans notre pays et il serait temps de la nettoyer au “Kärcher”.
Je m’adresserai pour ce faire au citoyen que vous êtes, Manuel Aeschlimann. Au citoyen qui comme moi doit être révolté par de telles pratiques. Je vous ferais simplement part de quelques interrogations et doutes qu’il serait bon que le député-maire de votre circonscription lise et je suis sûr que vous vous ferez un plaisir démocratique de les lui transmettre.
- 1) Votre député-maire considérerait que piétiner ses opposants ressorte du jeu politique, soit.
- 2) Les trahisons et retournements de veste constitueraient son fond de commerce du moment que cela servirait ses intérêts, soit.
- 3) Il favoriserait l’implantation d’une secte officiellement reconnue comme telle sur sa commune, soit.
- 4) Dans le même temps il s’acharnerait contre une fondation reconnue d’utilité publique, où la première dame de France est vice-présidente et où deux représentants de l’État siègent au Conseil d’Administration, soit.
Mais s’il considérait la mise au chômage de 23 salariés comme un simple dégât collatéral de la masturbation psychologique paranoïde à tendance procédurière qui emporterait son ego, je ne conclurais pas avec un “soit”.
Parce qu’alors, toujours dans le registre de la supposition, il me faudrait opposer à ces hypothèses mes propres “soit” qui seraient les suivants :
- 1) Soit il serait un carriériste politique de la pire espèce, n’ayant aucune parole ni intégrité, aucune loyauté ni fidélité.
- 2) Soit il serait le prototype même du parfait petit fumier arriviste.
- 3) Soit il flatterait les votes sectaires au mépris de la Loi française.
- 4) Soit il ne saurait pas qui sont ses administrés mais pire encore, il les mépriserait.
Il resterait cependant deux possibilités :
- 5) Soit il serait tout cela à la fois et il semblerait bien, même si cela paraît hautement improbable pour un seul homme, qu’il en aurait la “carrure”.
- 6) Soit son ambition l’aveuglerait et il ne se rendrait pas compte des dégâts que ses actes, ses décisions et ses dires provoquent mais aussi que les gens qui l’entoureraient lui mentiraient et lui cacheraient la vérité.
Des concitoyens, en partie à cause de lui, ont en tout cas perdu leur emploi et d’autres leur patrimoine, dix ans de travail. Ils n’avaient rien à faire dans son histoire, citoyen Aeschlimann, ils ne lui avaient rien fait ni rien demandé.
Mayetic était une belle entreprise, une réussite typique de celles permises aujourd’hui par les nouvelles technologies. Par méconnaissance de ces environnements, de leurs acteurs, de leurs pratiques mais surtout de leur caractéristique principale qui est la diffusion de l’information la plus rapide qui soit, il a ruiné les efforts d’une dizaine d’années de travail. Mais en contrepartie de son ignorance il serait désormais bon qu’il sache que son attitude, son histoire et celle de Mayetic vont être discutées, commentées, analysées, disséquées. Mayetic était un succès, une entreprise pionnière avec à sa tête de brillants informaticiens, concitoyens eux aussi. Cela s’appelle de la solidarité, de la fraternité mais aussi de la liberté et de l’égalité. Hormis son statut d’élu, j’ai le regret de lui écrire un rappel, citoyen Aeschlimann : le député-maire d’Asnières ne vaut pas mieux ni plus que nous. Nous n’avons tous droit qu’à un seul bulletin à placer dans les urnes, qu’à une seule voix. L’action de tous ceux qui vont collectivement surveiller cette affaire s’appellera très vite l’opinion publique et le conseiller pour l’opinion du même nom de l’UMP l’apprendra bien assez vite. De plus, cette action ne disparaîtra pas de sitôt puisqu’elle est archivable.
Lui, il réglera plus ou moins heureusement ses problèmes politiques à un moment ou à un autre mais il a malheureusement déjà contribué à régler le sort de tous les salariés de cette belle entreprise.
En vertu de cela je ne le respecte pas mais je ne souhaite pas le diffamer et encore moins l’accuser. Il peut répondre librement ici en commentaire s’il sait le faire avant d’intenter un procès. Même s’il ne le sait pas, remarquez…
Non je ne l’accuserai pas, citoyen Aeschlimann, au contraire je me contenterai de rechercher le maximum de sources en rapport de sa charge de conseiller à l’UMP. Il sera ainsi renseigné, du mieux que je puisse faire pour l’aider dans sa tâche, par tous les éléments d’information relatifs à cette histoire le concernant que je puisse trouver. Nul doute que d’autres citoyens feront de même pour ainsi parfaire sa connaissance de cette histoire.
Je n’accuserai pas, j’informerai. Je laisserai le soin, le cas échéant, aux évènements de le faire.
Personnellement je ne m’y abaisserai pas, je ne suis qu’un simple citoyen. Mais contrairement à une certaine catégorie que j’ai citée plus haut, je suis fier et respectueux de ce statut.



