Les vraies questions : réflexion sur la campagne présidentielle.
Pour être pragmatique et recadrer le titre, cette analyse portera uniquement sur les candidats disposant de chances réelles d’accéder à la Présidence : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou. Pourquoi ne pas inclure Jean-Marie Le Pen dans cette réflexion ? Parce qu’en poussant plus avant ce pragmatisme et sans vouloir offenser quiconque, y compris au sein de son électorat, je partirai du postulat que ce dernier ne sera jamais élu président de la République. En effet, même en considérant que la défiance des Français envers leur classe dirigeante s’est renforcée, je ne vois pas comment les intentions éventuelles de vote en sa faveur au second tour pourraient être passées d’un peu moins de 20% en 2002 à plus de 50%. On peut donc, en toute bonne foi, estimer qu’une nouvelle accession à ce niveau de l’élection assurerait son adversaire de la victoire, quel qu’il soit (pour apporter toutefois une considération personnelle, il serait excessivement dangereux pour notre démocratie et pour l’opinion publique que Jean-Marie Le Pen ne dispose pas des signatures lui permettant d’officialiser sa candidature).
J’ai toujours estimé que la médiocrité de la campagne présidentielle de 2002 résidait dans le fait que les candidats avaient mené une compagne législative et non présidentielle. En effet, avec un électorat majoritairement tenté par l’alternance depuis plusieurs décennies, élaborer un programme à vocation intérieure relève au mieux de la naïveté, au pire du coup de poker électoral. Qui peut garantir l’exécution d’un tel programme en sachant que ce sera de nouveau aux Français de décider de la majorité parlementaire et que rien n’est assuré (cf la dissolution) ? Cette erreur, fondamentale dans l’esprit des Français même s’ils ne la ressentent que de façon diffuse, les deux candidats du PS et de l’UMP la commettent de nouveau. Le rôle du Président de la République en France quant aux affaires intérieures n’est pas de gouverner mais d’arbitrer. Le domaine qui lui est réservé est celui des relations internationales et il semblera évident à tout observateur de cette campagne que les positions de Nicolas Sarkozy comme celles de Ségolène Royal sont à ce sujet pour le moins floues. L’Europe constitue pour eux un terrain miné sur lequel l’un comme l’autre ne souhaite trop s’étendre tant le référendum du 29 mai 2005 a laissé des traces. Pourtant, la plupart des réglementations nationales est décidée à l’échelon européen. Comment gérer l’attitude française vis à vis de nos partenaires européens, des institutions européennes ? Personne n’y répond. Quelles seront les positions françaises vis à vis des conflits du Moyen-Orient ? Partagerons-nous les positions américaines futures quant à la gestion des crises et leur vision du monde ? Quelle place accorderons-nous à notre voisine russe ? Là non plus, nous ne disposons pas des réponses permettant un embryon d’idée sur la place de la France dans le monde. François Bayrou quant à lui dispose au moins sur ces sujets d’un avantage conséquent : la constance de ses convictions pro-européennes. Que l’on partage ou non son positionnement n’empêche pas de lui reconnaître cette stabilité. Il a, par exemple, toujours souhaité un renforcement européen des politiques internationale et de défense. Entre la politique étrangère de Ségolène Royal plus que floue et celle de Nicolas Sarkozy, incertaine mais plus proche de l’atlantisme que de l’indépendance européenne, François Bayrou apparaît à mon sens bien plus fiable aujourd’hui.
Second sujet et non des moindres pour l’opinion française : leur conception de la politique et de l’exercice du pouvoir.
La préparation de la campagne présidentielle de Ségolène Royal donne l’apparence d’une conception verticale du pouvoir du bas vers le haut. Elle a établi son pacte présidentiel à partir des débats participatifs et a donc tenu compte des doléances des Français vis à vis des situations particulières. Si l’on omet le fait, là encore, qu’il s’agit de préoccupations intérieures qui ne relèvent pas du domaine présidentiel mais du gouvernement, cette façon de procéder, si elle a pour mérite d’être proche des Français, a pour inconvénient de ne pas lui avoir permis, jusqu’à présent, d’incarner une position de leader qui entraîne avec sa force de conviction le rassemblement de tous les Français. L’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers et c’est là où une conception verticale ascendante atteint ses limites. Cet exercice de la politique relève de nos députés mais en aucun cas ne peut être celui d’un président de la République en exercice. Campagne législative là encore.
Pour Nicolas Sarkozy, tout laisse à penser que ses conceptions sont totalement inverses. Si sa conception de la politique et de l’exercice du pouvoir semble bien verticale elle l’est du haut vers le bas. Candidat unique à l’UMP (l’épisode Michèle Alliot-Marie ne fut qu’un leurre de démocratie interne), centralisant le maximum de pouvoirs entre ses mains (ses différentes casquettes), n’hésitant pas à faire pression sur la presse voire sur des élus, se tissant un réseau d’amitiés dans tous les cercles d’influence et agglutinant autour de lui tout ce qu’il est possible de compter parmi les élites politiques, médiatiques, intellectuelles, artistiques, etc. sa conception de la politique s’apparente plus à un culte du chef, à un exercice élitiste du pouvoir qu’à un rassemblement national. Ce faisant, il symbolise bien plus que les autres candidats un communautarisme de classe sociale. Si cela a l’avantage de lui éviter les rapprochements aux relents de racisme et de xénophobie qui auraient pu lui être faits après les émeutes de banlieues, ça cristallisera par contre les opinions sur son bilan tant en matière de sécurité que d’économie. En effet, il est le candidat du gouvernement sortant. D’autre part une telle propension à la concentration des pouvoirs et à l’autoritarisme, associée aux nouvelles formes de bourgeoisie que représente son entourage plus ou moins proche, renforce l’idée déjà très prégnante d’un ego et d’un narcissisme surdéveloppés. Il n’est pas certain, loin s’en faut, que dans l’actuel climat de défiance envers les élites quelles qu’elles soient, les Français soient prêts à voir se concrétiser cette vision clanique du pouvoir au sommet de l’État.
Entre ces deux conceptions verticales du pouvoir et de l’exercice politique, François Bayrou a réussi le tour de force, en symbolisant la lutte contre cette bipolarisation, d’apparaître comme le candidat d’un pouvoir beaucoup plus horizontal. En exprimant sa volonté de voir un gouvernement collégial rassemblant les grandes tendances, en ne faisant pas de promesses mais en prenant des engagements, en défendant une représentation parlementaire plus proche de la réalité sociale de notre pays, entre autres, il se positionne comme le candidat qui ne sera ni celui du Peuple ni celui des élites mais celui d’une Nation. Il tente de démontrer qu’il serait bien un Président qui ne défendrait pas des intérêts catégoriels mais qui, en gouvernant avec toutes les tendances et en faisant légiférer une assemblée plus représentative, serait l’arbitre impartial des revendications de tout le peuple français. Il remodèlerait donc nos institutions de façon plus conforme à cette neutralité. Quant à son éventuelle politique internationale, elle a au moins le mérite d’être claire, déjà connue de tous et essentiellement appuyée sur l’Europe. Le seul inconvénient majeur de son positionnement est l’envers de sa qualité : le risque que sa candidature, celle de tous les français, ne devienne par manque de persuasion ou de charisme, celle de personne.
Outre des traits de caractères marquants chez les deux candidats UMP et PS qui peuvent autant rebuter qu’attirer, les divergences entre les trois prétendants se situent essentiellement dans les conceptions mêmes de la politique et de l’exercice du pouvoir. Les Français choisiront alors très probablement, sauf énorme surprise, entre deux méthodes verticales de prise du pouvoir et un exercice de ce pouvoir beaucoup plus horizontal. Entre une autorité imposée par le sommet ou légitimée par la base et une autre, assise sur une collégialité représentative.
La vision de François Bayrou me semble la plus à même de mettre un terme à cette défiance des Français envers leur classe politique. En n’élaborant pas son programme sur des revendications particulières, en bâtissant une éventuelle accession au pouvoir sur une représentation politique plus proche de la société et en proposant à toutes les tendances d’exercer collégialement, il incarne en France ce qui s’est déjà traduit dans nombre d’autres pays européens à forte politique sociale par la pragmatique recherche du consensus. Les Français veulent-ils mettre un terme à plusieurs décennies d’alternance politique pour un rassemblement national ? Sont-ils prêts à admettre que leurs intérêts particuliers ne peuvent pas être défendus contre ceux de leurs compatriotes ? À admettre aussi que si des solutions sont bonnes, elles ne le sont pas parce qu’elles viennent de gauche ou de droite mais parce qu’elles répondent correctement aux problèmes posés ? Mais surtout, et ce serait le sens principal du vote François Bayrou tel qu’il le présente, veulent-ils mettre fin à l’illusion d’un exercice idéologique du pouvoir qui finit toujours par décevoir une grande partie des électeurs qui y ont cru ?
Ce sont là, à mon sens, les questions de fond qui sont posées par cette campagne présidentielle. Les bons mots et petites phrases assassines sont l’apanage d’une certaine presse française délétère qui ne cherche qu’à remplir ses colonnes en éludant le débat de société.
Je suis un élu d’une petite commune (150 Hab), par ailleurs, Entrepreneur, Enseignant à L’Université, et j’ai eu des responsabiltés syndicales dans le cadre de la Formation.
Je n’ai pas la fibre partisane, mais je m’interesse à la politique à partir de l’économie (au sens de l’étude des échanges entre les individus). Mes analyses me conduisent à considérer que le marché est la meilleure (ou la moins mauvaise) façon de gérer les échanges dans l’objectif d’améliorer le niveau de vie global des individus: je ne me prononce pas sur l’aspect bonheur. Le niveau de vie étant égal l’écart entre le temps qu’il faudrait à un individu pour produire seul tout ce dont il peut disposer et le temps qu’il a disponible.
Dans notre société, cet écart est difficilement imaginable. (le temps pour apprendre la médecine et fabriquer les instruments est déjà considérable, il en est de même pour pouvoir écouter de la musique et en même temps produire de quoi se nourrir etc ..). Dans des sociétés moins développées cet écart peut être évalué.
Pour atteindre ce “niveau de vie” (sans jugement de valeur, on peut ne pas être “heureux” pour autant), il n’y a qu’une façon de faire : augmenter la productivité des échanges.
Pour augmenter cette productivité, on ne peut pas compter sur l’altruisme des individus:
on ne peut compter que
1) sur leur égoïsme, et leur envie.
2) sur l’effet de la concurrence.
Il en découle forcément des inégalités, qui s’ajoutent aux inégalités de naissance.
L’objectif de la Politique (pour moi) est de trouver l’équilibre entre des inégalités acceptées en échange d’un niveau de vie acceptable.
En ce sens je suis de droite dans la mesure ou mon raisonnement m’amène à concevoir qu’il puisse y avoir des inégalités.
Par contre je ne comprend pas comment quelqu’un qui a un revenu nettement supérieur au revenu médian justifie cette inégalité en se disant de gauche.
Si vous pouvez m’éclairer?
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LARTIGUE le 20/02 à 15:42
Lartigue,
Merci de votre commentaire mais je ne comprends pas le lien entre votre question et mon billet. Pourriez-vous préciser votre pensée et ce que vous attendez de ma réponse ?
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José le 20/02 à 19:05
J’ai lu votre article sur Agora Vox et lu quelques commentaires.
Je ne pense pas que le façon de gouverner soit la vraie question.
Il y a plusieurs façons d’atteindre un objectif en fonction des moyens et des contraintes.
On peut être amené suivant les sujets à choisir l’une plutôt que l’autre. Et l’un sera plus compétent dans une methode, et un autre dans une autre.
Ce ne me semble pas être cela qui détermine une politique de droite ou de gauche.
J’ai donc essayé de définir ce qu’ était pour moi une approche politique de droite.
J’ai du mal à définir ce qu’est par rapport à ma définition du niveau de vie, une politique de gauche.
Publié par le 20/02 à 21:13
Lartigue,
Vous vous heurtez à une définition partisane de la politique alors qu’elle devrait être civique. Vous réfléchissez trop en termes catégoriels.
Une politique, au sens noble du terme, ne peut être ni de droite ni de gauche mais fédératrice. À votre échelle d’élu vous devriez l’avoir perçu. Si vous entrez dans des considérations partisanes, vous sortez du registre populaire. Comprenez-vous cet engrenage ?
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José le 20/02 à 22:23
On peut remplacer le terme politique par le terme Stratégie ou le terme Processus.
Par rapport à l’objectif visé (la Croissance= hausse du niveau de vie) les Politiques nous disent qu’ils ont des stratégies différente. (Gauche et droite)
Est-ce sur:
1) La methode qui permet de créer de la croissance?
2) La methode de gestion du contenu de la croissance?
Les Politiques restent dans l’ambiguité.
Cette ambiguité pèse sur le débat public.
Dans la mesure où on ne tranche pas cette question, c’est le fonctionnement du Système Politique qui est l’objet du débat (voir France Inter ce matin dans le 7 9).
Ce débat n’a d’intérêt que si la question ci-dessus est tranchée.
Publié par le 21/02 à 11:08
Lartigue,
Votre question portait au départ, si j’ai bien suivi, sur les différences entre droite et gauche. Votre dernier commentaire porte sur la croissance.
Concernant la différence entre droite et gauche je l’explique schématiquement à des adolescents de cette façon :
- Pour la gauche l’économie est soumise à l’Ètat.
- Pour la droite c’est l’Ètat qui doit se soumettre à l’économie.
C’est très schématique mais l’idée est là.
Quant à la gestion de la croissance, vous partez du postulat que la croissance hausse le niveau de vie. Si l’on peut admettre qu’elle hausse le niveau de vie moyen, on peut aussi intégrer dans le raisonnement que cette moyenne peut, et c’est très souvent le cas, comporter des disparités énormes. En élevant très haut le niveau de vie d’une infime minorité tout en abaissant celui d’une immense majorité, entre autres. C’est le cas par exemple en Chine. Et ce sans même s’étendre sur les dégâts environnementaux qui à terme vont détruire le niveau de vie de beaucoup.
Imaginons une grosse entreprise : elle peut réaliser des bénéfices beaucoup plus élevés en réduisant énormément sa masse salariale. Elle aura généré de la croissance mais aura-t-elle élevé le niveau de vie des salariés qui auront perdu leur emploi ?
La recherche de la croissance comme hausse du niveau de vie d’une population est un leurre. Ce qui est recherché est une hausse de la consommation, c’est totalement différent. Surtout si les produits consommés sont des produits d’importation.
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José le 21/02 à 19:49
les questions que vous aimeriez voir débattre pdt la campagne ne vont pas être abordées lors des shows participatifs sur tf1......
c’est bien là le problème
ce sont de vrais debats , contradcitoires avec d’autres candidats ou avec des spécialistes et journlaistes poltiques qu’il faudrait avoir
cette campagne est pire que le s autres : radio france, le monde, libé etc...n’ont su que dire : royal bat sarko à l’audimat
quelle indigence....
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lesyeux le 21/02 à 22:05
"Qu’on ne trompe pas les Français. Tout le monde a le droit d’avoir ses convictions, tant qu’elles ne sont pas en dehors de la République. Mais on n’a pas le droit de laisser penser qu’on a une identité autre que celle qu’on a en réalité”.
Bien dit François. Bayrou trompe le peuple de gauche, et de ce seul point de vue, il n’est pas estimable.
Et puis :
. Les Français sont préoccupés par des questions de politique intérieure voire de vie quotidienne, il ne s’agit pas de savoir s’ils ont tord ou raison.
. Les coalitions, ça ne fonctionne pas.
Publié par le 21/02 à 23:02
Lesyeux, Reivilo,
Etaient-ce les questions posées par mon billet ?
N’êtes-vous pas un peu trop partisans ?
Publié par
José le 21/02 à 23:14
Partisan ?! C’est un gag ?
Je réponds justement au fanatisme qui se dégage de ce texte. Je ne suis pas allé jusqu’à considérer les questions.
Je réponds à la dernière : les Français ne croieront pas en Bayrou.
Publié par le 21/02 à 23:27
Reivilo,
Encore une fois ce n’est pas le sujet de mon billet.
Qui incarne le mieux parmi ces trois candidiats le rôle de président de la République française ?
Quelle est la conception de ce pouvoir qui correspond le mieux à l’idée que s’en font les Français ?
Publié par
José le 21/02 à 23:32
Le sujet de ton billet, c’est la réponse.
Le lecteur serait sarkozyste, il répondrait Sarkozy, il serait ségolèniste, il répondrait Royal, tu es bayrouiste.
Mon but n’est pas de répondre à ses questions, je m’amuse à déstabiliser ta foi. Toi aussi la Sainte-Vierge t’est apparue ?
Publié par le 21/02 à 23:55
Reivilo,
Je serais bayrouiste ? C’est beau les certitudes…
J’ai toujours voté à gauche pour les présidentielles, sauf au deuxième tour en 2002. Comme je l’ai déjà écrit sur AgoraVox, ce billet n’aborde pas les sensibilités politiques, crois-tu qu’elles n’ont aucune influence sur le choix du bulletin ?
Tu vois du fanatisme dans mon billet, je comprends qu’il te soit difficile d’adopter une position mesurée…
Publié par
José le 22/02 à 08:09
Publié par le 02/03 à 19:03
Trés beau niveau l’article. Agréable à lire avec ça.
Le deuxieme paragraphe m’a définitevement accroché quand j’ai lu ça : “J’ai toujours estimé que la médiocrité de la campagne présidentielle de 2002 résidait dans le fait que les candidats avaient mené une compagne législative et non présidentielle.” --> cela résume à merveille ce que j’ai pu pensé y a 5 ans, ma premiere élection présidentielle en tant qu’electeur.
Avec cependant une tristesse, c’est ce sentiment que l’on part vers le même éccueil. Mais avec le quinquennat qui lie intimiment présidentielle et république, est ce évitable ?
Concernant les visions verticales des pouvoirs, Royal, malgré ces mots et sa “maniere” de faire campagne, est elle vraiment différente de Sarkozy (qui a une vision classique : le monarque qui gouverne) ? En PotouCharente et au sein du PS, ce ne semble pas être trés “participatif” sa manière de gouverner.
Par contre oui, Bayrou, malgré les réserves, nombreuses, que l’on peut êmettre, semble proposer une méthode de gouvernement qui mérite l’attention. Et semble surtout proposer un réel programme “présidentiel”. On peut le critiquer, mais au moins il y a matière à le critiquer sur un programme et une vision présidentielle (sur l’europe notamment personnellement, je suis pas tellement en accord), à la différence de Royal et Sarkozy qui semble plus venir avec un catalogue qui grossit à mesure que l’on passe dans les rayons.
Bonne journée José. Bonne idée de venir ici de bon matin
Publié par
falconhill le 10/03 à 08:24
Falconhill,
Merci pour ce commentaire.
Pour être plus précis il faudrait différencier les conceptions de l’exercice politique et de l’exercice du pouvoir.
On aurait donc ainsi :
- Pour Ségolène Royal : exercice politique vertical ascendant et exercice du pouvoir vertical descendant.
- Pour Nicolas Sarkozy : exercice politique et exercice du pouvoir verticaux descendants.
- Pour François Bayrou : les deux exercices beaucoup plus horizontaux.
Publié par
José le 10/03 à 09:28
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