Les médias s’arrêtent sur la sémantique pour éviter de s’attaquer au mensonge N. Sarkozy

Publié en commentaire en réaction à un article sur le Big Bang Blog.

Mon titre ne se veut pas provocateur. Le mot “racaille” fait vendre (Google Pub) et hormis le fait qu’il fut employé par un ministre d’État, n°2 du gouvernement, n’est qu’un mot. Par ailleurs, je suis peut-être moi-même, à la lecture de certaines définitions, une racaille.

Le fond du problème n’est ni le langage ni le feu aux poudres. Le fond du problème c’est l’exaspération. Nicolas Sarkozy dont je ne juge pas ici la politique s’est lui-même confronté à la réalité. Maire de Neuilly, Président du Conseil Général des Hauts de Seine ne sont pas des fonctions de terrain fertile à la racaille.

Par contre il n’a jamais hésité, en “débarquant” à grands renforts de caméras et de pelotons de CRS, dans des quartiers dits sensibles à prétendre connaitre la vie de leurs habitants. Combien de fois n’a-t-il affirmé, y compris mais surtout au sein de l’hémicycle, qu’il connaissait la vie de ces gens et qu’il vivait comme eux, parlait comme eux, etc. Le fait est qu’il n’en est rien, tout le monde le sait mais personne ne le relève. Il semblerait que ce soit un axiome établi en théorème que personne n’a jamais démontré. L’axiome est invalide et les démonstrations fausses.

Si vous faites partie de mon entourage je vous donnerai le droit de me traiter de “con” parce que je vous connais. Si vous n’en faites pas partie je vous demanderai des excuses et si vous surenchérissez il y a de gros risques que la situation s’envenime. Nicolas Sarkozy n’a jamais et ne fera jamais partie de l’entourage de tous ceux à qui, collectivement, il a asséné le qualificatif de “racaille”. La réaction fut simple, humaine (stupide mais humaine). En gros on pourrait l’interpréter ainsi :

"C’est qui ce bouffon qui vit dans un palais le jour, à Neuilly la nuit et qui vient chez nous prétendre qu’il sait qui on est et comment on vit ? C’est le jeu de la racaille qu’il veut pratiquer ? Chiche !”

Nicolas Sarkozy croyait connaitre les quartiers où il exerçait ses tapages médiatiques, leurs habitants et il n’en est rien. Confronté à la réalité il a pris des coups. Et bien, oui. Ne vous en déplaise ce n’est pas qu’une question de sémantique qui ne sert qu’à alimenter les chroniques journalistiques et pseudo-politiques.

Quand on monte sur un ring, on s’apprête à prendre des coups et si on ne sait pas les rendre soi-même on n’y monte pas. Toute personne sensée le sait mais pas lui, les bicyclettes de Richard Virenque ne rendant pas les coups.

Tolérance zéro ? Voilà ce qu’est la tolérance zéro : aucune indulgence. Il vient de l’apprendre à ses dépens.

Le problème qui se pose aujourd’hui est que le ministre est aux abris. Pas les riverains.

Trop de suffisance, d’arrogance, d’ignorance et de tapage. Voilà ce que toute cette histoire devrait enseigner. Autant aux autorités qu’à ceux qui cherchent à la décrypter.

Arrêt sur le tapage.

Publié par José
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