Lionel m’avait demandé une chanson sur le chômage.
P’tain de chômeur tu sais pas la chance que t’as,
Y’a peu on avait des clodos qui glandaient rien et qui demandaient,
Y’a avant on avait des émigrés qui profitaient des allocs,
Y’a maintenant des qui demandent sans être clodo pis tu sais,
Des qui ont des allocs mais qui ont envie au soleil thunard d’émigrer ad’hoc.
P’tain de chômeur tu sais pas la belle vie que t’as,
Y’a peu y’avait des ouvriers qui gagnaient pas assez pour leurs 6 enfants,
Y’a maintenant des 6 gosses qui gagnent pas assez pour leurs vieux parents.
Y’a peu y’avait des enfants plus éduqués que leurs parents,
Y’a maintenant des parents qui peuvent pu éduquer leurs enfants.
Mais y’a des qui paient pour que leurs enfants aillent surtout pas là
P’tain de chômeur tu sais pas ce que tu rates pas,
Y’a des chômeurs qui savent pas ce qu’ils râtent pas,
Y’a des chômeurs qui ont pas, qui ont pas, qui ont pas de chômage.
Y’a des chômeurs qui ont pas, qui ont pas, qui ont pas de parents.
Y’a des chômeurs qui ont pas, qui ont pas, qui ont pas d’enfants.
Y’a des chômeurs qui ont pas, qui ont pas, qui ont pas d’âge.
Y’a des chômeurs qui savent pas tout ce qu’ils ont pas.
P’tain de chômeur, si tu savais tout ce que t’as pas…
C’est un premier jet
n’ayant pas de talent de compositeur, je me permets juste de poster ces quelques monuments de la chanson française, revues et corrigés. pour le smp3, je crois qu’il faudra sauvegarder les oreilles.
bien à toi.
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A la morena ça donne :
Sur la route qui nous mène
Loin du chômage et des problèmes
Je bosse (il bosse)
Comme la caissière aimable
Aux grands cils de velours
Je bondis de stage en stage
Les fliquettes me crient leur bonjour
Oh mon boulot
Te es le plus beau des boulots
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu’il y a de plus beau
Tu es le plus beau des boulots
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avec tout le débat sur la décolonisation, une version tres Sardou revisitée :
Moi monsieur j’ai fait cadre sup,
Sciences Po par l’Ipesup
Moi monsieur, j’ai eu la belle vie,
Au temps d’avant mon RMI.
Les employés m’appelaient Grand Chef
Au temps glorieux de mes bénefs.
J’avais des ficelles au képi,
Au temps d’avant mon RMI
On pense encore à toi, oh Bwana.
Dis-nous ce que t’as pas, on en a.
Tu peux plus payer ton café, ton journal, ton essence
En France, mais des idées, ça on en a.
Nous on pense,
On pense encore à toi, oh Bwana.
Dis-nous ce que t’as pas, on en a.
Pour moi monsieur, rien n’égalait
Les cadres d’HEC
Qui bossaient même le midi,
Au temps d’avant mon RMI
Autrefois à la Défense,
J’mettais les jeunes diplomés en transe
Et deux secrétaires dans mon lit,
Au temps d’avant mon RMI
Moi monsieur j’ai signé des contrats,
A Londres, Berlin, aux Usa,
Et vendu aux émirs d’Arabie,
Au temps béni d’avant mon RMI.
Entre le gin et le tennis,
Les réceptions et le pastis,
On se s’rait cru au paradis,
Au temps béni d’avant mon RMI.
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quand le grand Jacques voyait des vieux, je vois autre chose ...
Les chômeurs ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n’ont plus d’illusions et n’ont qu’un cœur pour deux
Chez eux ça sent l’Aldi , le Lidl et le passé d’antan
Que l’on vive à Paris on vit tous en province quand on cherche trop longtemps
Est-ce d’avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d’hier
Et d’avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s’ils tremblent un peu est-ce de voir leur conseiller emploi ou bien leur référant
Qui ronronne au bureau, qui dit oui qui dit non, qui dit : personne ne vous attend…
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quand une anny cordy au chomdu parle a note LOlo Parisot nationale :
Tata LoLo est-ce pour moi que t’as boulot ?
Tata LoLo, tu m’appelles de tous les noms d’oiseaux
Tata LoLo, on m’a dit que je suis même un salaud
Mais, moi j’aime ça quand ça fait cling cling di clang clang
Que tombe les sous que tu me payes pas …
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Quand je pense à tous mes amis
Qu’on appelait les forces vives du pays,
Echoués dans une permanence pourrie
pour toucher un bout RMI,
Quand je pense à tous mes amis,
J’envie les profils engloutis,
Longes carrières qui cherchaient un rêve
Et n’ont pas revu leur pays.
Ne m’appelez plus jamais “France”.
La France elle m’a laissé tomber.
Ne m’appelez plus jamais “France”.
C’est ma dernière volonté.
J’étais un travailleur gigantesque
Capable de bosser cent ans,
J’étais un géant, j’étais presque
Presqu’aussi fort que l’océan.
Quand je pense à tous mes amis
Qu’on appelait les forces vives du pays,
Echoués dans une permanence pourrie
pour toucher un bout RMI,
Que le plus grand chien de guerre
Ait le courage de me flinguer,
Le cul tourné vers Matignon,
Pays français où vivent les cons