Je retranscris un texte que j’avais écrit en vrai, si, si souvenez-vous… En vrai, avec un stylo à plume et un cahier relié, ça y est, vous vous souvenez ?
J’écrivais modestement des chansons à cette époque là (ce texte est daté du 21 octobre 1997) et bien que celui-ci n’ait pas été destiné à être chanté, il se laisse facilement fredonner pour peu que en fassiez l’effort mental en le lisant.
De la difficulté d’écrire
La vie et mes envies me dévient parfois de la poésie mais j’y reviens toujours car elle a trop d’atours. Alors j’aligne des lignes malignes de manière bénigne, brime en prime les quelques rimes que j’opprime sans déprime.
Mais quand en maîtres-mots les mots contrent le maître, quand le papier tape du pied et me prend à contre-pied, l’écriture sature mon immature poésie alors je rature. Et sans reconnaître mon Maître, je tente d’en remettre. Je joue mes atouts et déjoue jusqu’au bout les pièges du jour, car le démon de papier qui monte m’épier fait du pied à ce diable minable et roublard qui tremble sur la table : le stylo rampeur.
Mais mon style trompeur d’apprenti repenti a menti : j’écris tous mes cris et j’en souris. Je m’engage sur la page et enrage sur l’art du papelard.
Pourtant vous m’avez lu, et si mauvais avais-je été, jamais tant de peine vous seriez-vous donné ?