Dimanche 15 Janvier 2006
Pourquoi cette catégorie ?

J’écrivais, il y a encore peu à une échelle raisonnable, des paroles de chanson. Je ne le fais plus et je vous avoue franchement que cela me manque. Beaucoup. Mais pour je ne sais quelle raison (le chômage entraîne probablement une certaine forme de “laisser-aller"), je n’y arrive pas.

Lecteurs, chers amis ou ennemis, je vous demande en tant que visiteurs de ce blog (le mien, celui qui m’est propre, celui qui n’appartient personnellement qu’à moi-même), je vous demande de me proposer un sujet.

En retour je m’astreins à ce challenge : j’écris une chanson sur le sujet que vous aurez soumis. On essaie ? wink


Jeudi 12 Janvier 2006
Discussion sur le mot “entrepreneur”

Voilà ma dernière intervention sur un article de Laurent Bervas : “Le Français n’aime pas les entrepreneurs”. Je vous conseille de vous y rendre et d’y lire le débat entre Laurent, Lionel, ma compagne Gaëlle et moi-même sinon certains éléments de cet article vous paraîtront quelque peu obscurs.

Lorsqu’un cadre choisit une option nouvelle (ce qui arrive de moins en moins souvent), y investit le budget qu’on lui a confié, fait appel à de nouvelles technologies ou à des personnes dans lesquelles son entreprise ne croit pas forcément, remodèle son service et son fonctionnement pour les mettre en adéquation, il prend énormément de risques tant pour son entreprise que pour sa carrière et donc son avenir.
Il agit alors exactement comme s’il avait été un chef d’entreprise novateur : est-il un entrepreneur ? Il le serait dans ce cas là, à la différence qu’il n’est pas l’employeur.

Je persiste donc sur le fait que le terme entrepreneur est bien trop vague pour savoir de qui il s’agit, qu’on ne peut l’identifier à aucune fonction ni à aucun statut précis et qu’en vertu de cela ceux qui s’en servent comme d’un effet de mode parce qu’on est dans une période, dans un air du temps où il fait bon inciter à la création d’entreprise, à libérer le travail et tout le toutim et non à embaucher, est du vent, de la communication à fins publicitaires personnelles. L’utilisation de ce mot ne sert qu’à vouloir se donner un statut qui ne veut pas dire grand chose mais qui sonne bien. Il est quand même curieux de voir que c’est surtout dans les hautes technologies, surtout informatiques (l’effet nouveauté est toujours de mode), que l’on entend ce terme. On peut constater aussi qu’en informatique, par exemple, les investissements nécessaires pour lancer une activité sont de plus en plus réduits et qu’on fait de plus en plus souvent appel à de bonnes volontés en partenariat plutôt qu’en prenant le risque d’embaucher. C’est un simple constat mais ce sont souvent les tenants de cette méthode qui se qualifient d’ “entrepreneurs”. Il est vrai que pour tous ceux qui ne connaissent pas grand chose à la technologie, “entrepreneur” sonne mieux que développeur et plus social qu’ingénieur, par exemple.

Il y a encore peu, pour faire valoir une certaine fonction sociale, on disait “Je suis chef d’entreprise ou employeur dans tel ou tel secteur, je fais travailler 25 personnes”, aujourd’hui on dit “Je suis entrepreneur” alors qu’on travaille seul ou avec un seul associé. À ce compte là, celui qui achète un fourgon et qui y fait des pizzas pour les vendre serait aussi un entrepreneur mais il ne le prétendra pas lui, il dira simplement qu’il travaille à son compte. Le dentiste qui choisit l’innovation technologique et pour ce faire s’associe et y investit tous ses biens serait aussi un entrepreneur mais se décrira comme professionnel libéral. Dans les métiers manuels on se dira artisan, dans les métiers de bouche restaurateur, dans le commerce commerçant, dans l’industrie industriel, mais quasiment jamais entrepreneur. Si l’on demande à Gaëlle ce qu’elle fait elle répondra secrétaire-comptable (ou gestionnaire), si on demande à son associé il répondra conducteur de travaux et si on leur demande leur domaine d’activité ils répondront plafonnistes. Quant aux statuts l’une est salariée et l’autre gérant (salarié aussi). Leurs investissements ? Ils sont actionnaires à parts égales. Voilà ce qu’est la réalité, sans fioriture ni courants d’air.

Effectivement, comme l’écrit justement Laurent, je n’ai pas l’expérience de la gestion d’entreprise mais j’ai été responsable technique et j’ai eu en charge la gestion d’un service SAV et d’une équipe de 5 techniciens avec tout ce que cela comporte en terme de gestion d’atelier, de stock, de déplacements, de véhicules, etc. Sauf les techniciens ennuyés chez des clients ou les clients eux-mêmes qui en appelaient à moi je ne me suis jamais dénominé “responsable technique” moi-même mais technicien. Je tiens à mon titre, j’en suis fier, et sur d’autres sujets (cf Grenouille) je m’insurge lorsqu’il est dévalorisé. Je suis titulaire d’un brevet de technicien de 1985 (Bac technique) mais aujourd’hui, les employeurs potentiels (souvent jeunes) qui me reçoivent m’assimilent à un bac pro au mieux alors que je suis d’une génération où ce type de baccalauréat (qui pour moi n’en est pas un) n’existait pas. Pour obtenir un bac technique il fallait alors se farcir toutes les heures de l’enseignement général plus les heures d’enseignement technique, ce qui faisait à cette époque 42h de cours par semaine. Nous n’étions alors que 30% de notre classe d’âge à avoir le bac contre 76% aujourd’hui. Et je ne parle même pas de mon équivalence BTS informatique AFPA pour laquelle je me suis tapé volontairement et non par reclassement une année d’internat en 1999-2000, à 33 ans, et qui fait doucement sourire les employeurs… La dévalorisation des titres, entre autres, et diplômes a conduit à la situation que l’on connaît, c’est à dire qu’il suffit d’un accident de parcours pour se retrouver exclu de toute perspective de carrière professionnelle.

Quand j’entends inventer de nouveaux statuts, de nouvelles fonctions assorties de titres pompeux qui ne veulent strictement rien dire c’est moi qui souris doucement… Je suis chômeur mais pas idiot ni ignorant. Et à défaut d’une fonction ou d’un titre professionnel pompeux, je tiens à ce dont je peux être fier. Quant à ceux qui se leurrent avec des mots, effectivement comme l’écrit aussi Laurent à mon sujet, ils trouvent chez moi non pas à mon sens quelqu’un de redoutable mais quelqu’un qui leur remet tout simplement les pieds sur terre et qui ne se berce pas de leurs illusions.

Il n’y a pas besoin d’inventer des statuts pour être fier de ce que l’on fait lorsqu’on est utile et pour conclure de façon volontairement biaisée avec une note de poésie, le plus beau statut qui vaille la peine d’être valorisé c’est celui de chef de famille. J’ai beaucoup plus de respect pour le simple manœuvre qui aura élevé ses cinq ou six enfants et qui leur aura permis d’acquérir une situation meilleure que la sienne que pour nombre de soi-disant entrepreneurs qui ne recherchent que le profit et ne créent rien. On parle beaucoup de ceux-ci et pourtant les premiers sont beaucoup plus nombreux que les derniers. Mais je n’exprime là qu’une opinion personnelle qui fera encore probablement “halluciner” Lionel… wink.

Où doit-on donc ventiler ces fameux entrepreneurs ?

Publié par José
Champ libre... • (3) Commentaires • (1) TrackbacksPermalien


Dimanche 08 Janvier 2006
De la difficulté d’écrire

Je retranscris un texte que j’avais écrit en vrai, si, si souvenez-vous… En vrai, avec un stylo à plume et un cahier relié, ça y est, vous vous souvenez ? wink J’écrivais modestement des chansons à cette époque là (ce texte est daté du 21 octobre 1997) et bien que celui-ci n’ait pas été destiné à être chanté, il se laisse facilement fredonner pour peu que en fassiez l’effort mental en le lisant.

De la difficulté d’écrire

La vie et mes envies me dévient parfois de la poésie mais j’y reviens toujours car elle a trop d’atours. Alors j’aligne des lignes malignes de manière bénigne, brime en prime les quelques rimes que j’opprime sans déprime.
Mais quand en maîtres-mots les mots contrent le maître, quand le papier tape du pied et me prend à contre-pied, l’écriture sature mon immature poésie alors je rature. Et sans reconnaître mon Maître, je tente d’en remettre. Je joue mes atouts et déjoue jusqu’au bout les pièges du jour, car le démon de papier qui monte m’épier fait du pied à ce diable minable et roublard qui tremble sur la table : le stylo rampeur.
Mais mon style trompeur d’apprenti repenti a menti : j’écris tous mes cris et j’en souris. Je m’engage sur la page et enrage sur l’art du papelard.
Pourtant vous m’avez lu, et si mauvais avais-je été, jamais tant de peine vous seriez-vous donné ?

Publié par José
Djiddy Pibbee a dit • (0) Commentaires • (0) TrackbacksPermalien


Mercredi 04 Janvier 2006
Les “blogueurs entrepreneurs”, l’air du temps, le vent et les techniciens…

Ajout du 17 janvier : lire aussi les interrogations de Samantdi sur la blogosphère ici.

Les blogs sont à la mode parce qu’ils ont apporté à l’Internet une nouvelle façon interactive de communiquer. Là où les chats permettent une conversation, voire un brouhaha, en temps réel, là ou les forums ne sont essentiellement destinés qu’à poser des questions et recevoir les réponses, là ou les sites personnels bien souvent n’offraient que vitrine sans porte d’entrée les blogs ont su parfaitement intégrer ces imperfections ou absences pour en tirer les meilleurs moyens de communication dynamique. La réussite technologique est évidente, c’est l’air du temps.

Cependant ils n’ont rien inventé, rien apporté d’autre qu’une facilité supplémentaire pour communiquer. Ah la communication… Que ne lui alloue-t-on pas comme qualités à cette communication ? Et bien il va me falloir bien décevoir du monde mais la communication en lieu et place de la discussion c’est du vent. Celui qui communique ne l’est pas forcément mais sa communication l’est souvent. On aime tous le vent lorsqu’il fait chaud et dans la blogosphère on aime bien avoir chaud. Pour autosatisfaction, celui qui a le plus chaud fait le plus de vent et les autres viennent chercher ce vent d’air chaud qui, un peu comme la limonade donne soif, appelle encore plus de vent…

Se plaire à critiquer continuellement les “papes” de la blogosphère mais pourtant les lire, suivre les commentaires, en laisser et même écrire des articles pour bien expliquer pourquoi on aime taper sur le pape en question, c’est ce que l’on pourrait appeler entrer dans le vent. Chacun fait ce qu’il veut évidemment mais quel est l’intérêt si cela ne suscite aucun débat de fond ou échange d’idées ? Rien, c’est du vent. Remarquez, le vent on le sent au moins, et en communication on l’appelle la visibilité.

Se plaire à montrer des photos où l’on exerce tel ou tel sport de priviligié dans un coin du globe destiné aux “encore plus privilégiés”, ça n’apporte rien non plus à la société mais ça rafraîchit : c’est du vent…

Bloguer pour se distraire sur son lieu de travail, c’est du vent. Lorsque je constate la production quantitative de ce type de blogs, je me dis par ailleurs qu’il y aurait largement de quoi augmenter notre productivité et qu’une hypocrisie sans nom règne dans ce milieu : il est aisé de taper sur les chômeurs qui seraient des assistés alors que l’on profite d’avoir suffisamment de temps libre au travail pour ses loisirs et donc pour ne pas être productif… Enfin bref, c’est un vaste débat avec un nombre de composantes conséquent. Mais c’est du vent.

Sur les millions de blogs accessibles sur la toile je crois sincèrement qu’il y en a des millions moins quelques centaines qui sont du vent, du loisir, du passe-temps, qu’ils n’entraînent aucun débat et qui n’informent pas.

Et les entrepreneurs dans tout ça ? Entrepreneur est un joli mot, n’est-ce pas ? Mais que veut-il dire ? Qu’est-ce qu’un entrepreneur ? Est-ce une personne qui crée des entreprises ? Quelqu’un qui entreprend quelque chose ? Si c’est une personne qui crée des entreprises, ma compagne Gaëlle en est une, si c’est quelqu’un qui entreprend quelque chose, j’en suis un aussi avec mon association. Mais globalement j’avoue que j’ai du mal à situer quelles caractéristiques ce mot regroupe. Avoir des projets ? Les partager ? Dans ces cas là il ne faut surtout pas oublier la responsabilité sociale d’un entrepreneur : certaines personnes, pourtant souvent du même domaine professionnel que ceux qui aiment le vent, n’ont pas le loisir d’en faire et de le partager. Leur activité principale, ni même secondaire, n’est pas le loisir : c’est, ou ce devrait si les opportunités étaient plus nombreuses, être la recherche d’emploi parce qu’on ne vit pas avec du vent. Lorsque ces personnes intègrent un projet bénévole, y participent, elles le font parce qu’elles en attendent une expérience, des compétences supplémentaires pour espérer améliorer leur situation d’une façon ou d’une autre. Et ça ce n’est pas du vent.

Lorsque ceux qui ont une activité bloguent, ils le font souvent en rapport avec. Ils en retirent une expérience, ils construisent parfois un plan de carrière et en attendent un retour. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour ceux qui cherchent une activité ? La première question d’un entrepreneur lorsqu’on lui demande d’intégrer un projet est la suivante : que va en retirer mon entreprise ? Il en va de même individuellement pour ces chômeurs, ils ne se nourrissent pas de vent.

Suite...

Publié par José
Champ libre... • (2) Commentaires • (0) TrackbacksPermalien


Dimanche 01 Janvier 2006
Mes voeux de nouvelle année ?

Je ne sais pas par où commencer…

À titre personnel il n’est pas difficile de me souhaiter une meilleure année tant au titre sentimental tout va bien mais qu’au titre professionnel il serait difficile de faire pire. En effet avoir travaillé cette année seulement deux mois est une performance dont je ne suis pas spécialement fier même si je reste persuadé qu’elle n’est pas de mon seul ressort.

Mais que devrais-je souhaiter ? À qui ? Qui sont les gens qui m’importent réellement ?

Mes parents et ma famille : j’ai déménagé pour vivre avec Gaëlle, ma compagne, et ses deux enfants il y aura bientôt quatre ans. J’ai fait un choix et je ne le regrette pas. Ma famille, dans le Var, semble aller pour le mieux d’après les nouvelles que j’ai. Je ne peux que leur souhaiter que cela continue le plus longtemps possible.

Quant à mes parents, ils vieillissent. Ce qui est normal, me direz-vous… Oui, sauf que je les ai quittés lorsque la vieillesse arrivait alors je me sens parfois un petit peu coupable. Mais je crois sincèrement qu’il sont heureux et je ne peux que leur souhaiter que cela continue le plus longtemps possible.

Gaëlle et ses enfants : je crois sincèrement aujourd’hui qu’il ne pouvait rien m’arriver de mieux. Contrairement à ce qui pourrait s’imaginer, il ne se passe rien de passionnel entre elle et moi dans la mesure où tout entre nous est conditionné à notre vie de famille. Ainsi, nous regrettons tous deux parfois de ne pas avoir plus de temps libre “entre nous” mais la présence de nos enfants (en fait les siens) nous manque. Dans les faits, nous sommes comme beaucoup de couples : à cheval entre notre vie de couple et de famille. Je ne peux que nous souhaiter que cela continue le plus longtemps possible.

Et moi personnellement ? Ben c’est difficile à répondre à cela… Gaëlle me remémore souvent un échange que nous avions eu où je prétendais avoir recours à la “pioche” si la nécessité devait avoir lieu et je n’ai toujours pas pris cette fameuse “pioche”. Je vous avoue sincèrement que cette idée ne me gêne pas le moins du monde mais qu’il s’agit là d’une simple question de relativité… À quel moment devrais-je prendre la pioche ? À quel moment vais-je le considérer comme vital pour nous ? Quelle est donc la juste mesure ? Je ne sais pas…

Certains diront que je suis un fainéant, que je ne bouge pas de derrière mon écran. À beaucoup de ceux là je ferais remarquer qu’ils ne gagnent pas beaucoup de leur “croûte” en dehors de leur écran… Je ne fais, directement ou non, que tenter, avec mes modestes moyens mais avec ma persévérance d’autodidacte, de faire pareil. Ce site et l’association sont les moteurs que j’ai trouvés et qui me permettent d’acquérir des compétences dans les technologies qui me sont accessibles. Leur résultat en termes d’audience ou d’adhésion, bien qu’il représenterait un encouragement, est secondaire. J’apprends comme toujours en autodidacte : c’est long, parfois fastidieux mais toujours enrichissant.

Quant à moi, il est une chose que je tiens à dire, à écrire et à publier.

Gaëlle, Sébastien et Sarahdjel, vous êtes aujourd’hui mon univers, mon monde et ma vie. C’est par vous aujourd’hui que j’existe et je ne peux vous souhaiter qu’une chose pour 2006 : qu’elle soit meilleure que 2005. Si pour ce faire vous estimez que je peux vous y aider alors cette nouvelle année s’avèrera meilleure pour nous tous. Et ça, vous me l’aurez offert…

C’est parce que je dispose de cela, de ces privilèges qui sont considérés communément comme les premières bases universelles du bonheur, que je peux vous souhaiter mes meilleurs voeux à tous, lecteurs, avec l’état d’esprit qui est le mien habituellement :

Que vous puissiez tous retirer de 2006 quelque chose de mieux pour vous et les vôtres que vous n’avez obtenu en 2005.

Cela devrait déjà sensiblement améliorer les choses, non ? wink

PS : dans quelle mesure existe-t-il des choses que l’on puisse échanger ici et pas en réel… L’inverse ? Intéressant comme sujet pour 2006, non ?


Jeudi 15 Décembre 2005
La fantastique hypocrisie de la dette publique

L’effet d’annonce est en cours, la dette que quiconque se serait intéressé à l’état de notre pays connaît très bien depuis déjà un bon moment a été confirmée, disséquée et des solutions sont préconisées dans le rapport Pebereau. La médiatisation n’a pour seul objectif que de nous préparer à avaler des couleuvres encore plus grosses que nous n’en mangeons déjà tous les jours… Alors aujourd’hui, la seule question qui taraude nos dirigeants politiques est la suivante : comment faire adhérer l’opinion ? Et bien je dirai tout simplement que cette interrogation est une hypocrisie du même niveau que le montant de la dette…

On découvrirait aujourd’hui que la France va mal depuis vingt ans ? Mais quel Français d’en bas ne le sait pas ? On découvrirait aujourd’hui que quand ça va mal il faut arrêter de dépenser ? Mais quel Français d’en bas dépense plus aujourd’hui qu’il y a vingt ans ? Enfin bref, entre nos dirigeants politiques et le peuple la notion d’évidence ne doit pas se trouver dans les mêmes dictionnaires…

Je vais reprendre ici le commentaire que j’ai posté sur le nouveau blog collectif ”Pourquoi pas ?” :

On ne gagnera pas l’adhésion de l’opinion en s’augmentant de 70% dès l’arrivée au pouvoir, en imposant moins les plus riches, en allouant des aides aux restaurateurs sans qu’ils n’embauchent, en exonérant toujours plus les employeurs des cotisations sans qu’ils n’embauchent, en laissant volontairement 4,5 millions de personnes sans emploi, etc.
Les solutions pour l’adhésion de l’opinion sont encore plus simples que celles du rapport, mais ça personne, non personne ne l’ignore alors que l’on fait semblant de découvrir le montat de la dette et comment revenir à un équilibre avec ce rapport…
L’hypocrisie de cette dette, ce n’est pas que son ampleur ait été ignorée depuis plus de vingt ans mais que depuis vingt ans les seules motivations animant nos classes politiques dirigeantes sont de simples motivations électorales, claniques, quasiment tribales et que cela les a conduit à se décrocher de la réalité du quotidien des Français tel un ballon de baudruche n’étant plus retenu. On peut aussi intégrer dans ce mouvement et cette fuite les médias et maintenant on nous rebat les oreilles avec cette dette pour nous préparer à des réformes qui n’engendreront des sacrifices que pour les mêmes ?
La France est en situation difficile financièrement ? Les Français le sont et de plus en plus. Il est curieux de constater que leurs difficultés datent de la même période, non ?
Si les problèmes des Français avaient intéressé, si on les avait analysés, si on leur avait demandé leur avis on n’en serait pas là. Personne n’a répondu à leurs attentes et maintenant l’État va leur demander de répondre aux siennes…
La question à laquelle personne ne répondra est la suivante : imaginons que les mesures préconisées par ce rapport soient suivies. À quel sacrifice personnel se livreront messieurs Chirac, Villepin, Sarkozy, etc. Mais aussi messieurs Pebereau, Lambert, Artus, Blanc… Gageons que tous seront encore plus riches dans cinq ans qu’aujourd’hui. À la fin de cette période de cinq ans il sera bon d’en faire le décompte mais il ne sera pas fait.
Avant de reprendre leur budget collectif en mains, ce que les Français n’ont jamais oublié de faire personnellement, il y a fort à parier que si cette hypocrisie continue ils reprennent le pays en mains. La seule interrogation c’est comment...

Publié par José
Champ libre...PolitiqueSociété • (0) Commentaires • (0) TrackbacksPermalien


Mercredi 14 Décembre 2005
Le chômage : contrôle des masses ?

Rédacteur Agoravox

Il existe plusieurs formes de contrôle des masses, en passant par les idéologies ou les religions, mais la plus efficace s’avère la peur. Les sentiments négatifs ont ceci de particulièrement exploitables qu’ils sont particulièrement prégnants à court terme. L’exploitation des peurs est devenu le critère principal des partis politiques. De la peur de l’étranger à celle de l’insécurité en passant par celle du terrorisme jusqu’à celle du chômage, toutes les peurs sont exploitées. Lorsque je dis que ce sont les peurs qui sont exploitées je le dis en réaction au langage employé en politique : lutte contre le terrorisme, bataille contre l’insécurité, guerre contre le chômage, etc. Les termes employés sont tous forts, particulièrement belliqueux et tout le monde sait qu’en langage politique, tous les termes sont soigneusement choisis.

Contre l’insécurité ou le terrorisme la lutte c’est le renforcement des contrôles, que ce soit celui des déplacements ou des communications. Contre le chômage c’est la manipulation des chiffres, des statistiques qui est employé puisque la réalité est beaucoup moins facilement influençable parce qu’elle ne dépendrait pas seulement du bon vouloir des autorités politiques.

Il semblerait toutefois que ce ne soit pas tout à fait exactement le cas mais que certaines décisions puissent influencer très sensiblement les taux de chômage. Le Professeur MODIGLIANI, éminent économiste, s’exprimait ainsi déjà en 2000 :

“POUR LE PROFESSEUR MODIGLIANI, LA BCE EST RESPONSABLE DU CHÔMAGE ÉLEVÉ EN EUROPE

M. Franco MODIGLIANI, professeur au MIT et lauréat du prix Nobel d’économie en 1985, a accusé hier la Banque centrale européenne d’être responsable du taux de chômage élevé que connaît l’Europe.

Intervenant dans le cadre de l’audition publique organisée par la commission économique et monétaire présidée par Mme Christa RANDZIO-PLATH (PSE, D), il a exprimé son affliction devant cet “affreux chômage massif” et a dénoncé le manque d’ambition de l’objectif de 10% de chômeurs. “Aussi longtemps que ce taux n’est pas descendu à 3%, les efforts ne peuvent être relâchés”, a-t-il déclaré. A ses yeux, si ce taux est aussi élevé, “c’est que la BCE le veut”. La BCE “programme le chômage”, a-t-il ajouté, avant de proposer que la commission invite la Banque centrale à exposer sa stratégie de l’emploi et à expliquer son attitude qui considère le chômage comme “quantité négligeable”. “Ils ne peuvent pas vous dire qu’il ne maîtrise pas la demande, parce que pour maîtriser l’inflation, vous devez maîtriser la demande”. Rapporteur du Parlement sur les grandes lignes directrices pour l’économie en 2000, M. Giorgos KATIFORIS (PSE, Gr) a approuvé et appelé la commission à envoyer une lettre officielle en ce sens à la Banque centrale.

Le professeur Modigliani a rappelé aux députés que les salaires étaient extrêmement rigides en Europe. Dans ces conditions, il est nécessaire de s’inspirer de la pensée keynésienne et de l’idée de doper la demande réelle pour créer des emplois. “Le chômage existe en Europe parce qu’il n’y a pas d’emplois”, devait-il souligner. Et de préciser encore que “l’emploi est déterminé par l’investissement”, que là, le rôle de la BCE est évident puisqu’elle agit sur l’investissement au moyen des taux d’intérêts. “Peut-être la BCE ne le sait-elle pas, mais tous les autres le savent”.

Le professeur Modigliani a également constaté l’existence d’autres rigidités sur le marché européen du travail et a évoqué la “surprotection” des travailleurs. Il a noté que des changements s’opéraient et, tout en reconnaissant l’importance de mesures favorisant l’offre, il a insisté sur la complémentarité entre les politiques favorisant l’offre, d’un côté, et axées sur la demande, de l’autre.”

Source ici : Parlement européen

Il convient de s’interroger sur le bien-fondé de telles déclarations à caractère économique. En effet, il est légitime alors de se demander s’il y a d’autres raisons à un taux de chômage aussi élevé qu’économiques, ou plus précisément financières. Ceux qui seraient tentés de croire le contraire se trompent : des études très approfondies montrent que le taux de chômage diminue très fortement si l’offre de travail augmente. Logique, me direz-vous ? Pas pour tout le monde puisque certains continuent d’affirmer que les chômeurs le sont parce qu’ils ne veulent pas travailler…

Suite...

Publié par José
PolitiqueSociété • (7) Commentaires • (0) TrackbacksPermalien


Samedi 10 Décembre 2005
Les chômeurs n’existent pas…

Il y a toujours un phénomène récurrent dans le traitement du chômage : il coûte cher, de plus en plus cher mais pourtant les chômeurs n’existent pas. Bon, passons outre le fait que pour les faire disparaître on utilise le coup de la baguette RMI… Passons aussi outre le fait que l’on utilise la baguette bis de la fin d’indemnisation… Passons outre encore le fait que s’ils travaillent 78 heures par mois ils deviennent des travailleurs alors que la durée légale du travail est de 35 heures par semaine… Oui, passons outre ces tours de passe-passe statistiques. Mais alors où sont-ils, tous ces chômeurs ?

Encore cette semaine, débat télévisé sur France 2, “À vous de juger” : “La gauche est-elle capable de gouverner ?”. À part le fait que tout le monde sait bien, s’il n’est ni journaliste ni politicien, c’est à dire de la France d’en bas quoi, que la gauche actuelle est bien incapable de gouverner tellement elle est déjà incapable d’être un parti politique, je m’attendais à ce qu’on soulève les vrais problèmes, du genre la pauvreté, le chômage, etc. Et bien non, même pas.

Pourtant on aime bien le public dans ces émissions là, non ? Il y a tout plein de gens assis autour des invités… Mais aucun n’a le droit d’apporter contradiction à ce qui se dit. Bon, ceci dit j’aime bien Olivier Besancenot, je le trouve sympa et bon dans son rôle. Bernard Kouchner me fait un peu penser au ravi de la crèche, ravi de sa popularité, ravi de savoir qu’il pourrait encore servir au parti socialiste, ravi tout court… Dominique Strauss-Kahn, quant à lui, j’ai vraiment du mal à l’imaginer à gauche mais bon… Le bouquet c’est d’amener Thierry Breton en contradicteur. Si, si… Juste lui. Ah oui, j’oubliais aussi le référent Bernard Tapie. Vous vous souvenez ? Celui qui faisait des shows télévisés pour trouver des emplois aux chômeurs mais qui n’en a jamais créé un seul. Vous vous souvenez aussi qu’il voulait abolir le chômage ? Je ne sais pas si c’est une suite logique mais en tout cas il a été condamné par la justice à plusieurs reprises et encore récemment…

Alors pour conclure je rappelle aux gens de la télé qu’il existe un peuple en France. Moi, par exemple, j’en fais partie. J’aurais tant de choses à leur demander à tous ces gens puisque c’est en tant que nos représentants qu’ils seraient censés gouverner. Par exemple, ce qu’ils pensent du REC ou ce qu’ils comptent faire pour tous les salariés SDF, etc. Parce que, même si c’est un sujet éminemment important, dans ces situations là on se fout royalement de jouer sur les mots entre ouverture de capital et privatisation…

Alors, quand est-ce qu’on m’invite à parler, moi, hein ? Je suis quand même Président d’association, non ? Ah ben je croyais qu’on avait le droit de s’exprimer en France, moi… On s’en fout ? Bon, allez j’arrête, je me fais du mal là…

Publié par José
Champ libre... • (0) Commentaires • (0) TrackbacksPermalien


Vendredi 02 Décembre 2005
Supprimer le chômage : ma proposition, le Revenu d’Existence Collective

J’ai rédigé ma proposition concernant la suppression du chômage et le Revenu d’Existence Collective, elle est ici et si vous vouliez en discuter dans les forums (l’Agora) il vous suffit de cliquer sur le lien en bas d’article pour vous y rendre.

Autre point : j’aurais réellement besoin de vos avis sur ce sujet. wink


Le problème du chômage : solutions ?

Suite à un article de Jacques Attali et après prise de contact avec Vincent Champain, son co-rédacteur d’une alternative au chômage, j’ai ouvert une catégorie et écrit un billet sur la section Intra-muros de l’association. Cette proposition ne m’apparaissant pas entièrement satisfaisante, je prépare un article en complément de leurs propositions avec une innovation majeure. Je regrette que l’Association n’ait pas encore suffisamment de membres, donc de compétences, pour m’aider sur les points techniques de telles idées. Ça viendra, ça viendra… Les contacts commencent à venir. wink

La suite est ici.


Page 5 sur 8 pages « Premier  <  3 4 5 6 7 >  Dernier »

Statistiques

Cette page a été vue 110118 fois
Page générée en 0.4822 secondes
46 requêtes effectuées
Le déboguage est en arrêt

Pour cette section :
Nombre d'articles : 79
Nombre de commentaires : 210
Nombre de trackbacks : 12
Dernier article le : 03/06/2007 13:10
Dernier commentaire le : 08/03/2008 20:14

Pour l'ensemble du site :
Nombre de membres : 3
Membres connectés : 0
Invités : 9
Anonymes : 0
Dernier visiteur le : 05/07/2008 23:52
Le maximum de visiteurs simultanés est de 86, atteint le 16/06/2007 09:10


Retour à l'accueil

Contacter l'auteur

Membres

Se connecter

Liste des membres

À propos

Ce blog me permet de m'exprimer ici en dissociant mon expression personnelle de celle de représentant de l'Association. Présentations faites, champ libre...

Recherche


Recherche avancée

Catégories

Archives mensuelles

Derniers articles

L'auteur

Mon profil Viaduc

Mon profil 6nergies