Dimanche 12 Mars 2006
Pourquoi le CPE s’inscrit-il dans une politique globale et laquelle : la règle des 3P
Ce texte est un exercice de plaidoyer, une expression libre de ma pensée. En ce sens il peut s’avérer beaucoup trop lonp pour mes lecteurs qui s’attacheraient plus à la réactivité de mon blog qu’à mes capacités d’analyse mais il exprime réellement l’état d’une importante communauté de la population française : celle du peuple. Mes lecteurs ont tout à fait le droit d’être convaincus du contraire mais en retour je m’approprie la liberté de penser que je sais ce que ce même peuple en pense.
“Le peuple n’existe pas. Je le sais j’en fais partie”.
Pourquoi le CPE s’inscrit-il dans une politique globale et laquelle : la règle des 3P
Il y a quelques jours, mon voisin Laurent Bervas me demandait en commentaire ce que je pensais du CPE. Le CPE n’est qu’une des mesures de ce gouvernement et on ne doit pas juger, sous peine de s’égarer dans le raisonnement, une politique en détachant les mesures les unes des autres. Gouverner, c’est prévoir et, pour comprendre l’état du pays aujourd’hui, il faut analyser les politiques qui ont été suivies depuis cinq, dix, vingt ans voire plus selon les champs d’analyse. La politique de l’emploi menée par les derniers gouvernements de droite est un leurre. L’embryon de projet social a été avorté et les cercles de pouvoir économiques et financiers y ont joué toute leur part. Rien que de très naturel pour un gouvernement de droite, certes. Mais ce n’est pas à la lueur d’aujourd’hui qu’il faut chercher les dégâts, c’est à celles des lendemains.
Le gouvernement Villepin agit dans la précipitation par l’usage du 49.3 avec le point de mire de la présidentielle comme moteur. Cette précipitation et cette intense activité politique jouent les rôles de masques. Des décisions prises, parfois dans la cacophonie et l’impréparation la plus totale comme pour le projet de loi DADVSI, il ne faut pas retenir seulement le caractère immédiat mais les perspectives qu’elles ouvrent. Celles-ci sont pour le moins dangereuses pour la société française. Non pas par les hommes ou femmes qui sont nos interlocuteurs gouvernants mais par les intérêts de ceux qui les manipulent. Depuis une vingtaine d’années, en France, les politiques intérieures ne sont plus dirigées par le Président de la République mais par les premiers ministres à qui la tâche a été déléguée. Lorsque ceux-ci sont en concurrence, ils entrent en surenchère permanente de propositions électorales destinées non pas au peuple français mais à ceux qui soutiennent les tremplins que représentent les carrières politiques. Les élites politiques nationales ont été dissociées des peuples dans l’intérêt international, le sacro-saint marché. C’était l’objectif de la construction européenne via le TECE mais il a probablement échoué. Aujourd’hui, après ce désaveu, les pouvoirs économiques mais aussi financiers n’ont d’autre possibilité d’augmenter leur sphère d’influence que par la main-mise sur les organes du pouvoir, tous si possible. Les représentants ne l’étant plus, le marché a déconnecté les oligarques républicains de leurs peuples en les corrompant. Ils n’ont plus rien d’élites, ces personnages que l’on considérait il y a encore une vingtaine d’années comme des personnalités émérites ayant brillé par leur conduite politique et celle des peuples. Ces élites, tant intellectuelles que politiques n’existent plus. Leur disparition programmée s’est faite sur deux générations et la conséquence en est l’absence totale de projet de société chez tous les dirigeants politiques, ils ont choisi de « pragmatiser » leur exercice. Sous ce doux euphémisme se cache une allégeance, une subordination aux lois du marché : c’est ce qui est naturellement appelé le principe de subsidiarité. La décharge des fonctions de l’État vers des organisations supérieures est déjà en service depuis le début des années soixante-dix, c’est à cette époque que remonte la mutation de nos sociétés occidentales.
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Mercredi 01 Mars 2006
Irak avant-hier, Iran demain matin : ce sera la “même” guerre
Nous ne devons pas croire que le président Ahmadinejad est un idiot. Depuis toujours je l’ai considéré comme un as de la manoeuvre et, les évènements le confirmant, son attitude relève de moins en moins de la provocation mais comme de la politique intérieure, voire de la préparation de son opinion au pire. L’escalade mesuré du conflit, pour l’heure diplomatique, entre l’Iran et la communauté internationale ne doit pas masquer la réalité. Les divergences entre les Russes et les Américains n’ont pas disparu, les zones d’influence non plus, bien qu’elles aient pu tourner à l’avantage des USA pendant quelques années après la chute du mur. En effet, la restructuration des pays relevant de l’ex-URSS, la déliquescence de l’armée russe et surtout de leur armement, a agi comme un masque. Nous sommes entrés dans une nouvelle diplomatie que nous devons intégrer dès aujourd’hui pour ne pas nous laisser influencer par les propagandes.
Les stratégies en place n’ont, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, plus rien de militaires. Si l’on se réfère à l’histoire des armées, on peut considérer qu’il y eut jusqu’à récemment deux types de conflits : ouverts ou contenus. L’après-guerre a néanmoins donné lieu au type de conflit que tout le monde connaît sous le nom de “guerre froide”. Ce fut un conflit d’un nouveau genre dans le sens où il s’agissait essentiellement d’un affrontement idéologique et diplomatique sans être armé, du moins directement. Le principe de guerre préventive a été internationalement inventé par George W. Bush sous le couvert de lutte anti-terroriste, initié avant lui par Vladimir Poutine en Tchétchénie, et il faudra dorénavant le considérer comme une forme de jurisprudence, ne soyons pas suffisamment naïfs pour en douter.
Que l’on ne se trompe pas, la guerre d’Irak, si improbable au regard des relations internationales qu’elle ait été, n’a été qu’un prétexte. Ce prétexte apparaît aujourd’hui non plus comme économique mais militaire. Nous sommes entrés dans une ère qui se base non plus sur une stratégie militaire de l’ombre mais sur une stratégie de l’ombre militaire. L’ombre d’un armement lourdement doté d’armes de destruction massive qu’était l’Irak, et l’ombre de capacité nucléaire destructrice que représente l’Iran d’aujourd’hui sont les deux faces cachées du même éclairage. Celui qui éclaire l’Axe du mal selon la lumière du bien. La guerre anti-terroriste apparaît mondiale et aucun territoire n’est à l’abri, nos voisins européens tant Espagnols que Londoniens ne pourraient que nous le rappeler. Croire que nous serions immunisés parce que nous n’avons pas participé à la dernière guerre en Irak serait de l’inconscience, les Français n’ont pas été épargnés par les prises d’otages. Jacques Chirac l’a bien compris, il a à ce sujet d’ailleurs étendu la possibilité d’utilisation de l’arme nucléaire aux dangers terroristes très récemment. La dissuasion nucléaire telle que nous la connaissons est dépassée puisque les conflits ne se dérouleront probablement plus jamais à l’échelle mondiale. L’économie est entre temps devenue globale. Les technologies militaires sont issues de tous les secteurs de la haute-technologie, la même qui est à l’œuvre dans tous les matériels que nous utilisons tous les jours et dont l’industrie n’a strictement aucun intérêt à voir diminuer la diffusion. Les pays où les risques de conflit sont les plus élevés, y compris en considérant ceux qui sont menacés par les occidentaux, sont les pays où la technologie est proportionnellement la moins répandue. Si l’on excepte les pays ne représentant quasiment aucun danger majeur, comme la Corée du Nord (qui ne dispose probablement pas d’arme nucléaire efficace), entre autres. L’Irak comme l’Afghanistan étaient dans cette situation, l’Iran l’est aussi aujourd’hui. Il est probable que l’Iran cherche à se doter de l’arme nucléaire, il n’est nul besoin d’être un “expert-spécialiste-es-terrorisme” pour le comprendre. Les puissances de la région sont aujourd’hui la Turquie et l’Iran, aussi rivales que le furent les USA et l’URSS, mais aussi Israël. Dans l’Axe du mal délimité par les États-Unis, l’Iran est donc pris en tenaille entre sa voisine la Turquie et Israël avec qui elle entretient des rapports pour le moins conflictuels depuis la révolution islamique. L’Irak était le premier fusible à griller après sa semi-défaite contre l’Iran, il ne lui restait plus qu’à sauter dans les faits. Ce qui fut réalisé à l’échelle de temps à laquelle se déroulent les relations internationales.
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Lundi 27 Février 2006
Les Français malades de leur gouvernance ?
Cet article se voulait un commentaire en réponse à un article d’Alain de Vulpian du Club des Vigilants, dont je suis aussi membre. Ayant la fâcheuse manie de ne pas savoir faire court et ne voulant pas monopoliser leur espace, je le publie ici en souhaitant que mes collègues du Club ne le prennent pas comme une volonté de détourner le débat, étant donné que je l’envoie aussi en trackback.
La France n’est pas seulement malade de sa gouvernance mais de l’intégralité de son système de “citoyenneté”.
Il y a non seulement un malaise politique, bien que l’on puisse aussi constater ce dernier dans d’autres pays européens mais, et c’est bien plus grave, plusieurs malaises qui s’alimentent les uns les autres. Les seuls domaines où la France se porte bien, contrairement à ce que l’on peut lire ici et là, sont les domaines financier et de la “grande économie”. La France est très attractive pour les étrangers (y compris nos voisins anglais), tant pour les simples ressortissants que pour les capitaux. Et c’est en partie justement cette attractivité qui a contribué aux différents malaises et continue de le faire parce que, pour maintenir cette attractivité par rapport aux nations émergentes, il a fallu amputer des champs entiers de la protection sociale qui caractérisait la société française.
Ces malaises sont différents selon les domaines de la vie quotidienne sur lesquels ils posent leurs chapes de plomb et l’ensemble donne un résultat qui s’apparente à ce que certains appellent, bien que je ne partage pas cet avis, un déclin. Certains dirigeants politiques se servent de ce sentiment de déclin pour alimenter leur électorat qui se complaît dans l’auto-flagellation. Ce sont essentiellement des insatisfaits chroniques et les politiciens qui tirent cet électorat s’érigent comme seuls à même de les sortir de cette situation. De l’autre coté, il y a des “angélistes” qui sont incapables de voir à quel point les Français vont mal, à quel point le taux de chômage est plus élevé que les statistiques et à quel point la pauvreté augmente dans notre pays. Les deux attitudes sont aussi dangereuses l’une que l’autre et c’est ce qui explique l’alternance perpétuelle des scrutins français. En ce sens, en effet, les clivages droite-gauche sont dépassés. On peut donc considérer que le seul clivage permettant de situer aujourd’hui les grandes forces politiques c’est celui du “tout va bien-tout va mal”. On s’aperçoit alors aisément que ces clivages ont cours en interne même des partis et ne reflètent plus du tout les traditionnelles postures de majorité et d’opposition. On peut aussi noter que le seul grand parti à ne pas y succomber est l’UDF, que l’on qualifie de centriste mais qui apparaît aujourd’hui, à mon sens, comme le plus lucide dans les analyses. Probablement parce que les jeux d’appareil y sont moins à l’œuvre qu’ailleurs, sa structure y incitant moins. On ne peut cependant attribuer à la seule politique tous les malaises de notre société. Il convient alors de tenir compte des différents aspects de notre vie quotidienne et de leur gestion.
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Samedi 25 Février 2006
Les Européens malades de l’Europe ?
Pour Jacques Chirac mais aussi Nicolas Sarkozy, entre autres, le TCE est mort et pratiquement enterré. J’imagine qu’il doit en être de même aux Pays-Bas. J’avais voté non mais toujours exprimé le souhait de voir les consultations menées à terme. Les motivations de mon vote n’ont pas varié : la caste politique française actuelle est incapable de mener un projet européen et elle fait plus de mal à l’Europe que de bien. Non, effectivement mes motivations n’ont pas varié et elles se sont même renforcées ces derniers temps. Les attitudes de ceux qui considèrent le TCE mort me confortent dans cette idée. comment croire en leur vocation européenne lorsqu’ils ne tiennent pas à voir les consultations à leur terme mais qu’ils se prononcent, à l’encontre des opinions publiques, en faveur de l’intégration de nouveaux membres ? Comment ne pas voir les innombrables dégâts que ce genre d’attitudes entraîne sur l’opinion publique française ? Comment comprendre que l’on ait pu appeler à voter pour l’adoption du Traité mais que l’on ne veuille pas poursuivre dans cette voie ? Que l’on baisse les bras ainsi au plus haut sommet de l’État après avoir quasiment insulté les tenants de la position contraire ? Comment ne pas comprendre que ce genre de comportements ne peut qu’ajouter au désaveu cinglant que les peuples concernés ont infligé aux dirigeants politiques ?
La construction européenne telle qu’elle était en route est malade certes, mais elle ne l’est pas parce qu’un non majoritaire s’est exprimé, elle l’est en fait depuis bien longtemps. Malade de toutes les promesses formulées jamais suivies de concrétisations, malade de discours différents selon que les partis s’exprimaient au sein de l’hémicycle européen ou national, malade de la propension allergène aux institutions européennes qui consiste à tout mettre sur le dos des institutions européennes dès lors qu’il s’agit d’imposer des mesures impopulaires, y compris et surtout celles que l’on a fait passer par elles alors qu’elles émanaient des nôtres. Il faut donc recadrer cette défiance, ce n’est pas l’Europe qui est malade de ses citoyens, ce sont les citoyens qui sont malades de ceux qui sont censés les guider sur la voie de la citoyenneté européenne. Nous ne saurons probablement jamais ce qu’en pense la totalité des pays membres parce que, pour ne pas subir de revers, certains de leurs dirigeants et non des moindres, Tony Blair en tête, ont décidé de ne pas consulter leurs opinions à ce sujet. Il est facile aujourd’hui de taper sur le dos des Français ou des Hollandais parce qu’ils ont voté non mais qu’en eut-il été des Anglais ? Contrairement aux discours de façade de leur premier Ministre ils n’ont jamais voulu de cette construction et leur action, loin d’y contribuer, a toujours été menée de façon à torpiller tout processus d’harmonisation avant même qu’il naisse. Leur présidence n’en a été qu’une indiscutable preuve supplémentaire.
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Vendredi 24 Février 2006
L’affaire Mayetic : je ne ferai pas la chasse aux innocents
J’ai pris de la distance avec l’affaire Mayetic mais aussi avec la blogosphère en général depuis quelque temps. Non pas que je m’en sois désintéressé, bien au contraire puisque je l’ai suivie en « silence » de très près, mais parce que je n’aime pas la tournure qu’elle a prise.
Je n’ai pas apprécié les « sommations » ou interpellations de Laurent parce qu’elles se sont éloignées de l’objectif initial à mon sens qui était non pas de sanctionner les éventuels abus d’un député, en l’occurrence Manuel Aeschlimann, mais de faire en sorte que ne puissent plus se reproduire de telles conséquences : la liquidation de Mayetic et le licenciement de ses 23 salariés. Mais c’était son droit de le faire et je n’ai rien à y redire.
Je n’apprécie pas non plus sans réserve l’attitude de Lionel, qui agite au maximum la blogosphère pour faire « parler » de l’histoire mais qui rectifie aussitôt en arguant du fait que le député est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés. Effectivement, il l’est juridiquement mais pas dans les faits. N’oublions tout de même pas que le nombre de condamnations de sa municipalité pour ce type d’histoire est impressionnant et que, même en justice, cela s’appelle des antécédents. N’oublions pas non plus que ni Bruno de Beauregard ni Miguel Membrado n’en ont aucun. Le député n’a aucune raison d’être soumis à quelque secret que ce soit, encore moins au secret défense puisque celui-ci ne s’adresse qu’à des informations ou actes pouvant mettre en péril la Nation. Le député a été condamné en première instance et, si le jugement en appel a été reporté, c’est parce que la cour s’interrogeait sur des éléments qu’elle ne disposait pas en première instance et non parce qu’elle doutait du premier jugement. La question en suspens concerne donc le fait de savoir si de tels éléments pouvaient s’avérer aggravants ou pas. Il y a fort à parier que le premier jugement soit au moins confirmé, sinon alourdi, et que si tel n’était pas le cas nous assisterions alors à une énorme surprise. Je reconnais toutefois que ces derniers temps la justice n’en est pas avare.
Je n’apprécie pas non plus, alors que j’ai voulu engager l’association derrière cette histoire de ne jamais avoir été contacté par les salariés pour relater leur témoignage. C’était leur histoire qui m’avait émue, les conséquences sur leur vie et les inadmissibles retombées dont ils n’ont eu qu’à subir les coups de semonce adressés probablement à leur président. Je n’apprécie pas de ne pas disposer de leur version des faits alors que l’alerte qu’avait lancée Miguel Membrado les mentionnait en bonne place.
Je n’apprécie pas non plus les interventions de Philippe Vassé chez Koz parce qu’elles sont improductives et qu’elles ne feront pas avancer l’histoire. Taxer Koz d’antisémitisme relève de l’imbécillité la plus totale. Je n’apprécie pas toujours la fâcheuse manie de Koz d’intervenir sur des sujets polémiques en prétendant discuter du fond alors qu’il y met la forme la plus sujette à controverse puis ensuite de couper court à toute discussion dérangeante. On ne peut se poser en arbitre des débats autoritairement, mais anonymement, ce qui incite alors les intervenants à douter justement de cette autorité. On ne peut éviter de monter au front tout en incitant indirectement les autres à le faire. Lorsque l’on cite quelqu’un il est normal que celui-ci réponde, et très probablement avec la même manière que celle qui a attiré la citation. L’autorité n’est jamais anonyme ni diffuse, il faut qu’elle soit clairement identifiable pour être respectée. Mais il faut être particulièrement ignorant ou de mauvaise foi pour imaginer Koz antisémite, lui qui s’était offusqué, à tort selon moi mais siginificativement, du racisme supposé du président du Vénézuela, Hugo Chavez. En outre, il a tout à fait le droit de dicter ses règles sur son espace personnel. Son blog ne fait pas partie de la presse, personne n’a à lui imposer ce qu’il désire publier ou pas. Il y a fort à parier que, si cette imbécile polémique continue, j’intervienne en sa faveur mais, encore une fois, on s’éloigne bien trop à mon goût de l’affaire initiale.
La blogosphère, entre autres, permet de rendre moins virtuelles les communications personnelles sur l’Internet. Cette virtualité a glissé. La Toile a inversé les données, et « La révolte du pronétariat », le livre de Joël de Rosnay en collaboration avec Carlo Revelli, le montre sous des rapports tant sociologiques que techniques.
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Samedi 18 Février 2006
Quelques hommes font la loi
Mais je ne sais pas, je ne peux pas,
Et je reste planté là…
Les lois ne font plus les hommes
Mais quelques hommes font la Loi…
Daniel Balavoine
Mercredi 08 Février 2006
Mayetic : Aeschlimann ne m’aurait pas “tuer” ?
Le communiqué de la mairie d’Asnières me laisse quelque peu perplexe, vous pouvez le consulter ici.
Bruno de Beauregard a créé son blog ici et il y répond aux interrogations du journaliste Philippe Nieuwbourg.
Le communiqué de la municipalité, signé par l’adjoint à la communication et non le Maire lui-même (ce qui peut s’avérer pratique en cas de plainte pour diffamation ou pour atteinte à la vie privée de la part des personnes citées), relèverait-il aussi de la même campagne de déstabilisation à l’encontre de Bruno de Beauregard ? Ce dernier commence à apparaître pour le moins irrité par une telle fuite en avant et, si tel s’avérait réellement le cas, on le comprend aisément.
Dans ce communiqué nombre de personnes sont citées, leurs relations entre elles, leurs milieux associatif et professionnel mais aussi privé sont décortiqués mais, semble-t-il, pas toujours avec exactitude. En tout cas, il y a bien quelque chose qui me gêne profondément : pourquoi un tel déballage ?
Faut-il rappeler qu’aucune de ces personnes ne s’est jamais rendue coupable de quoi que ce soit ? N’a jamais été condamnée pour quoi que ce soit, contrairement à la municipalité d’Asnières ? Que la Fondation Elahi est une fondation reconnue d’utilité publique dont Bernadette Chirac est la vice-présidente ? Comment pourrait-ce être une secte sans que les autorités ne s’en soient rendu compte ?
Encore une fois, Manuel Aeschlimann va intenter deux procès aux frais de la municipalité alors qu’il se couvre derrière son ajoint à la communication Charles Caillet pour l’attaque…
Si j’étais lui, j’avoue franchement que je serais inquiet pour ma délégation.
Lundi 06 Février 2006
L’autodidacte…
Ou les bonnes vieilles franches galères du travail en solitaire…
Il faut vraiment être sacrément accroché lorsqu’on essaie de s’attaquer à un domaine seul et sans compétences initiales. Comme tout vrai autodidacte, pur de dur, je n’ai jamais eu l’habitude de travailler à partir des livres. En tout cas, ça s’avère franchement pénalisant et frustrant parce que c’est tellement vaste qu’on ne sait pas par quel bout prendre le “truc” qu’on en en perd la notion du temps par obstination ou opiniatreté, c’est selon…
Bon, j’ai téléchargé quelques cours en ebooks sur le réseau P2P, peut-être y arriverais-je plus vite. Mais bon, si par hasard quelqu’un voulait rejoindre l’association pour aider au développement, j’avoue que je ne m’en plaindrais franchement pas…
Dimanche 05 Février 2006
Yohann le Paladin
J’ai écrit cette chanson le 17 novembre 1997
Ce que je vais vous chanter n’est pas une histoire pour enfants,
C’est un conte de fées qui se passe ici et maintenant.
C’est toute la vie d’un ami, Yohann le Paladin,
Traversant les villes et les champs il marche pour le bien,
Apprenant aux enfants à vénérer par dessus tout la vie,
À respecter les gens, ne pas voler les biens d’autrui.
C’est un clochard, un mendiant, c’est mon ami,
Yohann le Paladin a des rêves et s’en investit.
Un dimanche à la sortie de l’église vint le voir un enfant
Qui lui demanda s’il avait faim ou froid, s’il avait un lit.
“Écoute p’tit, je suis simplement venu voir si les gens
Croyaient encore aujourd’hui en de petits êtres bénits.
Tu m’as donné la réponse, grâce à elle je n’ai plus froid,
Et mon lit c’est la rue, où vivent de plus pauvres que moi.”
C’est un clochard, un mendiant, c’est mon ami.
Yohann le Paladin dans des cartons a fait son lit.
À la croisée des chemins il a rencontré son destin :
Une bande de jeunes à qui il a voulu expliquer
Que leur idéologie avait déjà trop fait d’orphelins.
Quelques bières plus loin, à force de se moquer,
Il voulut partir mais leur esprit avait disjoncté.
Ils lui frappèrent dessus jusqu’à n’en pas se relever.
C’était un clochard, un mendiant, c’était mon ami.
Yohann le Paladin sur son Pégase rejoint le paradis.
Aujourd’hui le quartier où il a élu domicile,
C’est un coin de ciel à coté de l’étoile du Berger.
Je le regarde passer malgré la vitesse où il file,
Toujours à la même heure, toutes les nuits des mois d’été.
On n’a jamais retrouvé la bande d’imbéciles,
Il leur aurait dit merci car maintenant il est tranquille.
C’est une étoile filante, c’était mon ami.
Yohann le Paladin sera libre toute sa vie.
C’était un clochard, un mendiant, c’était mon ami.
Yohann le Paladin sur son Pégase chevauche au paradis.
Dimanche 29 Janvier 2006
Le monde fout le camp
Lionel m’avait demandé une chanson sur le chômage.
P’tain de chômeur tu sais pas la chance que t’as,
Y’a peu on avait des clodos qui glandaient rien et qui demandaient,
Y’a avant on avait des émigrés qui profitaient des allocs,
Y’a maintenant des qui demandent sans être clodo pis tu sais,
Des qui ont des allocs mais qui ont envie au soleil thunard d’émigrer ad’hoc.
P’tain de chômeur tu sais pas la belle vie que t’as,
Y’a peu y’avait des ouvriers qui gagnaient pas assez pour leurs 6 enfants,
Y’a maintenant des 6 gosses qui gagnent pas assez pour leurs vieux parents.
Y’a peu y’avait des enfants plus éduqués que leurs parents,
Y’a maintenant des parents qui peuvent pu éduquer leurs enfants.
Mais y’a des qui paient pour que leurs enfants aillent surtout pas là
P’tain de chômeur tu sais pas ce que tu rates pas,
Y’a des chômeurs qui savent pas ce qu’ils râtent pas,
Y’a des chômeurs qui ont pas, qui ont pas, qui ont pas de chômage.
Y’a des chômeurs qui ont pas, qui ont pas, qui ont pas de parents.
Y’a des chômeurs qui ont pas, qui ont pas, qui ont pas d’enfants.
Y’a des chômeurs qui ont pas, qui ont pas, qui ont pas d’âge.
Y’a des chômeurs qui savent pas tout ce qu’ils ont pas.
P’tain de chômeur, si tu savais tout ce que t’as pas…
C’est un premier jet
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