Lundi 27 Février 2006
Les Français malades de leur gouvernance ?
Cet article se voulait un commentaire en réponse à un article d’Alain de Vulpian du Club des Vigilants, dont je suis aussi membre. Ayant la fâcheuse manie de ne pas savoir faire court et ne voulant pas monopoliser leur espace, je le publie ici en souhaitant que mes collègues du Club ne le prennent pas comme une volonté de détourner le débat, étant donné que je l’envoie aussi en trackback.
La France n’est pas seulement malade de sa gouvernance mais de l’intégralité de son système de “citoyenneté”.
Il y a non seulement un malaise politique, bien que l’on puisse aussi constater ce dernier dans d’autres pays européens mais, et c’est bien plus grave, plusieurs malaises qui s’alimentent les uns les autres. Les seuls domaines où la France se porte bien, contrairement à ce que l’on peut lire ici et là, sont les domaines financier et de la “grande économie”. La France est très attractive pour les étrangers (y compris nos voisins anglais), tant pour les simples ressortissants que pour les capitaux. Et c’est en partie justement cette attractivité qui a contribué aux différents malaises et continue de le faire parce que, pour maintenir cette attractivité par rapport aux nations émergentes, il a fallu amputer des champs entiers de la protection sociale qui caractérisait la société française.
Ces malaises sont différents selon les domaines de la vie quotidienne sur lesquels ils posent leurs chapes de plomb et l’ensemble donne un résultat qui s’apparente à ce que certains appellent, bien que je ne partage pas cet avis, un déclin. Certains dirigeants politiques se servent de ce sentiment de déclin pour alimenter leur électorat qui se complaît dans l’auto-flagellation. Ce sont essentiellement des insatisfaits chroniques et les politiciens qui tirent cet électorat s’érigent comme seuls à même de les sortir de cette situation. De l’autre coté, il y a des “angélistes” qui sont incapables de voir à quel point les Français vont mal, à quel point le taux de chômage est plus élevé que les statistiques et à quel point la pauvreté augmente dans notre pays. Les deux attitudes sont aussi dangereuses l’une que l’autre et c’est ce qui explique l’alternance perpétuelle des scrutins français. En ce sens, en effet, les clivages droite-gauche sont dépassés. On peut donc considérer que le seul clivage permettant de situer aujourd’hui les grandes forces politiques c’est celui du “tout va bien-tout va mal”. On s’aperçoit alors aisément que ces clivages ont cours en interne même des partis et ne reflètent plus du tout les traditionnelles postures de majorité et d’opposition. On peut aussi noter que le seul grand parti à ne pas y succomber est l’UDF, que l’on qualifie de centriste mais qui apparaît aujourd’hui, à mon sens, comme le plus lucide dans les analyses. Probablement parce que les jeux d’appareil y sont moins à l’œuvre qu’ailleurs, sa structure y incitant moins. On ne peut cependant attribuer à la seule politique tous les malaises de notre société. Il convient alors de tenir compte des différents aspects de notre vie quotidienne et de leur gestion.
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Samedi 25 Février 2006
Les Européens malades de l’Europe ?
Pour Jacques Chirac mais aussi Nicolas Sarkozy, entre autres, le TCE est mort et pratiquement enterré. J’imagine qu’il doit en être de même aux Pays-Bas. J’avais voté non mais toujours exprimé le souhait de voir les consultations menées à terme. Les motivations de mon vote n’ont pas varié : la caste politique française actuelle est incapable de mener un projet européen et elle fait plus de mal à l’Europe que de bien. Non, effectivement mes motivations n’ont pas varié et elles se sont même renforcées ces derniers temps. Les attitudes de ceux qui considèrent le TCE mort me confortent dans cette idée. comment croire en leur vocation européenne lorsqu’ils ne tiennent pas à voir les consultations à leur terme mais qu’ils se prononcent, à l’encontre des opinions publiques, en faveur de l’intégration de nouveaux membres ? Comment ne pas voir les innombrables dégâts que ce genre d’attitudes entraîne sur l’opinion publique française ? Comment comprendre que l’on ait pu appeler à voter pour l’adoption du Traité mais que l’on ne veuille pas poursuivre dans cette voie ? Que l’on baisse les bras ainsi au plus haut sommet de l’État après avoir quasiment insulté les tenants de la position contraire ? Comment ne pas comprendre que ce genre de comportements ne peut qu’ajouter au désaveu cinglant que les peuples concernés ont infligé aux dirigeants politiques ?
La construction européenne telle qu’elle était en route est malade certes, mais elle ne l’est pas parce qu’un non majoritaire s’est exprimé, elle l’est en fait depuis bien longtemps. Malade de toutes les promesses formulées jamais suivies de concrétisations, malade de discours différents selon que les partis s’exprimaient au sein de l’hémicycle européen ou national, malade de la propension allergène aux institutions européennes qui consiste à tout mettre sur le dos des institutions européennes dès lors qu’il s’agit d’imposer des mesures impopulaires, y compris et surtout celles que l’on a fait passer par elles alors qu’elles émanaient des nôtres. Il faut donc recadrer cette défiance, ce n’est pas l’Europe qui est malade de ses citoyens, ce sont les citoyens qui sont malades de ceux qui sont censés les guider sur la voie de la citoyenneté européenne. Nous ne saurons probablement jamais ce qu’en pense la totalité des pays membres parce que, pour ne pas subir de revers, certains de leurs dirigeants et non des moindres, Tony Blair en tête, ont décidé de ne pas consulter leurs opinions à ce sujet. Il est facile aujourd’hui de taper sur le dos des Français ou des Hollandais parce qu’ils ont voté non mais qu’en eut-il été des Anglais ? Contrairement aux discours de façade de leur premier Ministre ils n’ont jamais voulu de cette construction et leur action, loin d’y contribuer, a toujours été menée de façon à torpiller tout processus d’harmonisation avant même qu’il naisse. Leur présidence n’en a été qu’une indiscutable preuve supplémentaire.
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Vendredi 24 Février 2006
L’affaire Mayetic : je ne ferai pas la chasse aux innocents
J’ai pris de la distance avec l’affaire Mayetic mais aussi avec la blogosphère en général depuis quelque temps. Non pas que je m’en sois désintéressé, bien au contraire puisque je l’ai suivie en « silence » de très près, mais parce que je n’aime pas la tournure qu’elle a prise.
Je n’ai pas apprécié les « sommations » ou interpellations de Laurent parce qu’elles se sont éloignées de l’objectif initial à mon sens qui était non pas de sanctionner les éventuels abus d’un député, en l’occurrence Manuel Aeschlimann, mais de faire en sorte que ne puissent plus se reproduire de telles conséquences : la liquidation de Mayetic et le licenciement de ses 23 salariés. Mais c’était son droit de le faire et je n’ai rien à y redire.
Je n’apprécie pas non plus sans réserve l’attitude de Lionel, qui agite au maximum la blogosphère pour faire « parler » de l’histoire mais qui rectifie aussitôt en arguant du fait que le député est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés. Effectivement, il l’est juridiquement mais pas dans les faits. N’oublions tout de même pas que le nombre de condamnations de sa municipalité pour ce type d’histoire est impressionnant et que, même en justice, cela s’appelle des antécédents. N’oublions pas non plus que ni Bruno de Beauregard ni Miguel Membrado n’en ont aucun. Le député n’a aucune raison d’être soumis à quelque secret que ce soit, encore moins au secret défense puisque celui-ci ne s’adresse qu’à des informations ou actes pouvant mettre en péril la Nation. Le député a été condamné en première instance et, si le jugement en appel a été reporté, c’est parce que la cour s’interrogeait sur des éléments qu’elle ne disposait pas en première instance et non parce qu’elle doutait du premier jugement. La question en suspens concerne donc le fait de savoir si de tels éléments pouvaient s’avérer aggravants ou pas. Il y a fort à parier que le premier jugement soit au moins confirmé, sinon alourdi, et que si tel n’était pas le cas nous assisterions alors à une énorme surprise. Je reconnais toutefois que ces derniers temps la justice n’en est pas avare.
Je n’apprécie pas non plus, alors que j’ai voulu engager l’association derrière cette histoire de ne jamais avoir été contacté par les salariés pour relater leur témoignage. C’était leur histoire qui m’avait émue, les conséquences sur leur vie et les inadmissibles retombées dont ils n’ont eu qu’à subir les coups de semonce adressés probablement à leur président. Je n’apprécie pas de ne pas disposer de leur version des faits alors que l’alerte qu’avait lancée Miguel Membrado les mentionnait en bonne place.
Je n’apprécie pas non plus les interventions de Philippe Vassé chez Koz parce qu’elles sont improductives et qu’elles ne feront pas avancer l’histoire. Taxer Koz d’antisémitisme relève de l’imbécillité la plus totale. Je n’apprécie pas toujours la fâcheuse manie de Koz d’intervenir sur des sujets polémiques en prétendant discuter du fond alors qu’il y met la forme la plus sujette à controverse puis ensuite de couper court à toute discussion dérangeante. On ne peut se poser en arbitre des débats autoritairement, mais anonymement, ce qui incite alors les intervenants à douter justement de cette autorité. On ne peut éviter de monter au front tout en incitant indirectement les autres à le faire. Lorsque l’on cite quelqu’un il est normal que celui-ci réponde, et très probablement avec la même manière que celle qui a attiré la citation. L’autorité n’est jamais anonyme ni diffuse, il faut qu’elle soit clairement identifiable pour être respectée. Mais il faut être particulièrement ignorant ou de mauvaise foi pour imaginer Koz antisémite, lui qui s’était offusqué, à tort selon moi mais siginificativement, du racisme supposé du président du Vénézuela, Hugo Chavez. En outre, il a tout à fait le droit de dicter ses règles sur son espace personnel. Son blog ne fait pas partie de la presse, personne n’a à lui imposer ce qu’il désire publier ou pas. Il y a fort à parier que, si cette imbécile polémique continue, j’intervienne en sa faveur mais, encore une fois, on s’éloigne bien trop à mon goût de l’affaire initiale.
La blogosphère, entre autres, permet de rendre moins virtuelles les communications personnelles sur l’Internet. Cette virtualité a glissé. La Toile a inversé les données, et « La révolte du pronétariat », le livre de Joël de Rosnay en collaboration avec Carlo Revelli, le montre sous des rapports tant sociologiques que techniques.
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Mercredi 08 Février 2006
Mayetic : Aeschlimann ne m’aurait pas “tuer” ?
Le communiqué de la mairie d’Asnières me laisse quelque peu perplexe, vous pouvez le consulter ici.
Bruno de Beauregard a créé son blog ici et il y répond aux interrogations du journaliste Philippe Nieuwbourg.
Le communiqué de la municipalité, signé par l’adjoint à la communication et non le Maire lui-même (ce qui peut s’avérer pratique en cas de plainte pour diffamation ou pour atteinte à la vie privée de la part des personnes citées), relèverait-il aussi de la même campagne de déstabilisation à l’encontre de Bruno de Beauregard ? Ce dernier commence à apparaître pour le moins irrité par une telle fuite en avant et, si tel s’avérait réellement le cas, on le comprend aisément.
Dans ce communiqué nombre de personnes sont citées, leurs relations entre elles, leurs milieux associatif et professionnel mais aussi privé sont décortiqués mais, semble-t-il, pas toujours avec exactitude. En tout cas, il y a bien quelque chose qui me gêne profondément : pourquoi un tel déballage ?
Faut-il rappeler qu’aucune de ces personnes ne s’est jamais rendue coupable de quoi que ce soit ? N’a jamais été condamnée pour quoi que ce soit, contrairement à la municipalité d’Asnières ? Que la Fondation Elahi est une fondation reconnue d’utilité publique dont Bernadette Chirac est la vice-présidente ? Comment pourrait-ce être une secte sans que les autorités ne s’en soient rendu compte ?
Encore une fois, Manuel Aeschlimann va intenter deux procès aux frais de la municipalité alors qu’il se couvre derrière son ajoint à la communication Charles Caillet pour l’attaque…
Si j’étais lui, j’avoue franchement que je serais inquiet pour ma délégation.
Jeudi 26 Janvier 2006
Et si la victoire du Hamas s’avérait une chance ?
La victoire du Hamas en Palestine semble inquiéter les capitales occidentales pourtant elle est du ressort d’un processus démocratique que nul ne conteste aujourd’hui. Il semblerait donc que la démocratie ne soit valable et représentative que dans nos pays calmes et bien portants. Quelle hypocrisie…
Résumons la politique diplomatique internationale de ces dernières années vis à vis des pays arabes ou du Moyen Orient. Nous, la communauté internationale, n’avons cessé d’appeler ces pays à la démocratie. Ce qui semblait une évidence pour leurs ressortissants, au demeurant généralement pauvres, était que leurs pays étaient dirigés par une oligarchie non représentative au pouvoir. Nous ne le croyions pas ou faisions semblant de ne pas le croire. Nous nous étions imaginé que rendre le pouvoir à leurs peuples allait améliorer leurs situations. Nous avons donc tout fait pour que les processus démocratiques soient à l’œuvre : de l’Égypte à l’Afghanistan en passant par le Liban ou l’Irak. Par les pressions démocratiques ou par la guerre c’est ce que nous avons voulu. Mais ce faisant nous nous rendons compte que les majorités populaires ne nous plaisent pas. Ce sont celles des pauvres, des plus déshérités et forcément les plus radicaux mais est-ce si étonnant de constater qu’ils sont majoritaires ? Cela ne devrait pas nous gêner mais nous interroger. Comment avons-nous pu croire que ces pays allaient bien ? Parce que leurs dirigeants le proclamaient haut et fort ? Quelle hypocrisie de nouveau… Il est évident que les peuples de ces pays souffrent de pauvreté et d’exclusion et que les pouvoirs en exercice sont des oligarchies, ne le savions-nous pas ? Sous la pression internationale, les processus démocratiques se mettent à l’œuvre et leurs urnes leur donnent la place qu’ils représentent, quelle serait là l’incohérence ? Soit nous l’admettons, soit nous devrions remettre en cause l’idée même de la démocratie et nous retomberions alors en plein accord avec les politiques menées par leurs dirigeants des temps autoritaires ou dictatoriaux.
Aujourd’hui le Hamas est victorieux en Palestine, doit-on s’en plaindre ? Je ne crois pas, parce que le Hamas, s’il veut se voir reconnaître une légitimité internationale, s’il veut des interlocuteurs devra mettre autant d’eau dans son “vin” mauvais que ses ennemis en mettront dans le leur. Parce que s’il ne le fait pas il aggravera le sort de ceux qui ont voté pour lui, c’est cela la démocratie.
Souvenons-nous de l’IRA. La lutte armée clandestine a duré des dizaines d’années sans succès, l’ouverture politique avec des concessions de part et d’autre a mené à une reconnaissance du Sinn Fein conduisant à l’abandon de la lutte armée. Aujourd’hui le Sinn Fein est un interlocuteur politique crédible et respecté.
Souvenons-nous de l’ETA. La lutte armée clandestine a conduit de plus en plus d’espagnols à les haïr, à manifester contre eux et à les exclure de leurs options politiques. Leur diabolisation injuste lors des attentas de Madrid a mené le gouvernement Aznar à la défaite et les autonomies des régions comme la Catalogne ont pu être menées sans attentats sanglants. L’ETA existe encore mais vit ses dernières heures.
Souvenons-nous, en Palestine même, de l’OLP. Yasser Arafat a conduit une lutte armée qui, quoiqu’on en dise, a conduit à la reconnaissance de la cause palestinienne. Une fois cette cause reconnue il a été obligé d’abandonner la lutte armée et l’élimination d’Israël pour bénéficier d’une reconnaissance internationale. C’est en partie son combat qui a permis la tenue d’élections sur les territoires autonomes.
Maintenant le HAMAS.
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Mercredi 25 Janvier 2006
Mayetic : Aeschlimann m’aurait “tuer” (IV)
J’ai entendu l’interview audio de Bruno de Beauregard chez Philippe Niewbourg, notre voisin journaliste. Si vous ne l’avez déjà fait, je vous invite à en prendre connaissance ici.
Depuis la réception du courriel de Miguel Membrado alertant sur cette histoire je cherche des informations, je fouille, je lis, j’épluche les compte-rendus de conseils municipaux. La justice doit se prononcer en appel aujourd’hui, si je ne m’abuse, sur les diffamations supposées de Manuel Aeschlimann.
Évidemment, aujourd’hui, mon opinion est déjà faite et vous avez du le comprendre parce que sinon je me poserais de sérieuses questions quant à mes éventuelles compétences d’écriture… Cependant je tiens à expliquer pourquoi j’en suis arrivé à penser cela, c’est ce que je vais tenter de faire.
Premièrement la chronologie, non pas de l’affaire mais de mes interventions. Mon logiciel de messagerie m’indique que le courriel de Miguel Membrado est parvenu dans ma boite le jeudi 19 janvier à 2h13. À 12h19 je lui adressai un courriel lui exprimant ma réserve quant à cette affaire mais commençai à chercher des informations sans attendre sa réponse. À 2h08 le lendemain vendredi, Miguel Membrado m’écrivait pour réponse ceci :
Cher Monsieur, merci de votre réponse. Concernant l’objectivité, elle est totale : je ne suis pas affilié à une secte de tueurs, et ma société n’a pas infiltré d’organisations gouvernementales ! Je ne porte pas de jugement, je relate des faits objetifs et prouvables par de simples coup de fils, ne serait-ce qu’aux soi-disants sociétés infiltrées qui vous répondront qu’elles ne sont pas clients chez nous ! Et jamais je ne me rabaisserai à ne pas défendre mon honneur. Quand j’ai écrit ce post, c’était justement pour que les débats reviennent tout simplement sur ce fait, qui est que si dans un pays comme le nôtre, un député maire peut se permettre en toute impunité de dire de tels mensonges sur une entreprise, sans que, malgré nos réactions indignées, aucun journal et homme politique ne réagisse pendant 2 mois, vers quelle société allons-nous ? Y a-t-il des problèmes plus graves que la générlisation de telles pratiques ? Le gouvernement par la terreur de ses citoyens ? Ca ne nous rappelle rien ? [...]
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Lundi 23 Janvier 2006
Mayetic : qu’en pense mon concitoyen Aeschlimann ?
Il existe une catégorie d’hommes et de femmes dont j’aimerais bien voir la disparition, l’éradication du champ politique français.
C’est celle de ceux ou celles qui ne considèrent un mandat que comme un tremplin ou laboratoire, celle de ceux ou celles qui considèrent que la vie de leurs administrés concitoyens ne vaut que par le bulletin qu’elle détient. C’est aussi celle de ceux ou celles qui sont prêts à toutes les basses manœuvres pour évincer ses adversaires comme ses amis dès lors qu’ils refusent de manger à leur régime de bananes et généralement aussi celle de ceux ou celles qui se targuent de la République mais trahissent, diffament, sont à de multiples reprises condamnés ou déboutés, décident et agissent dans l’ombre à l’insu des citoyens. Je me souviens qu’il y a peu, Nicolas Sarkozy, le président de l’UMP mais aussi ministre d’État, de l’Intérieur (RG), de l’Aménagement du territoire et des Collectivités territoriales (Hauts de Seine), en charge du Culte (Témoins de Jehovah), avait assimilé des comportements similaires mais de la part de jeunes “délinquants” de banlieue, à des comportements de “racaille”.
Oui cette catégorie existe, une certaine racaille politique sévit dans notre pays et il serait temps de la nettoyer au “Kärcher”.
Je m’adresserai pour ce faire au citoyen que vous êtes, Manuel Aeschlimann. Au citoyen qui comme moi doit être révolté par de telles pratiques. Je vous ferais simplement part de quelques interrogations et doutes qu’il serait bon que le député-maire de votre circonscription lise et je suis sûr que vous vous ferez un plaisir démocratique de les lui transmettre.
- 1) Votre député-maire considérerait que piétiner ses opposants ressorte du jeu politique, soit.
- 2) Les trahisons et retournements de veste constitueraient son fond de commerce du moment que cela servirait ses intérêts, soit.
- 3) Il favoriserait l’implantation d’une secte officiellement reconnue comme telle sur sa commune, soit.
- 4) Dans le même temps il s’acharnerait contre une fondation reconnue d’utilité publique, où la première dame de France est vice-présidente et où deux représentants de l’État siègent au Conseil d’Administration, soit.
Mais s’il considérait la mise au chômage de 23 salariés comme un simple dégât collatéral de la masturbation psychologique paranoïde à tendance procédurière qui emporterait son ego, je ne conclurais pas avec un “soit”.
Parce qu’alors, toujours dans le registre de la supposition, il me faudrait opposer à ces hypothèses mes propres “soit” qui seraient les suivants :
- 1) Soit il serait un carriériste politique de la pire espèce, n’ayant aucune parole ni intégrité, aucune loyauté ni fidélité.
- 2) Soit il serait le prototype même du parfait petit fumier arriviste.
- 3) Soit il flatterait les votes sectaires au mépris de la Loi française.
- 4) Soit il ne saurait pas qui sont ses administrés mais pire encore, il les mépriserait.
Il resterait cependant deux possibilités :
- 5) Soit il serait tout cela à la fois et il semblerait bien, même si cela paraît hautement improbable pour un seul homme, qu’il en aurait la “carrure”.
- 6) Soit son ambition l’aveuglerait et il ne se rendrait pas compte des dégâts que ses actes, ses décisions et ses dires provoquent mais aussi que les gens qui l’entoureraient lui mentiraient et lui cacheraient la vérité.
Des concitoyens, en partie à cause de lui, ont en tout cas perdu leur emploi et d’autres leur patrimoine, dix ans de travail. Ils n’avaient rien à faire dans son histoire, citoyen Aeschlimann, ils ne lui avaient rien fait ni rien demandé.
Mayetic était une belle entreprise, une réussite typique de celles permises aujourd’hui par les nouvelles technologies. Par méconnaissance de ces environnements, de leurs acteurs, de leurs pratiques mais surtout de leur caractéristique principale qui est la diffusion de l’information la plus rapide qui soit, il a ruiné les efforts d’une dizaine d’années de travail. Mais en contrepartie de son ignorance il serait désormais bon qu’il sache que son attitude, son histoire et celle de Mayetic vont être discutées, commentées, analysées, disséquées. Mayetic était un succès, une entreprise pionnière avec à sa tête de brillants informaticiens, concitoyens eux aussi. Cela s’appelle de la solidarité, de la fraternité mais aussi de la liberté et de l’égalité. Hormis son statut d’élu, j’ai le regret de lui écrire un rappel, citoyen Aeschlimann : le député-maire d’Asnières ne vaut pas mieux ni plus que nous. Nous n’avons tous droit qu’à un seul bulletin à placer dans les urnes, qu’à une seule voix. L’action de tous ceux qui vont collectivement surveiller cette affaire s’appellera très vite l’opinion publique et le conseiller pour l’opinion du même nom de l’UMP l’apprendra bien assez vite. De plus, cette action ne disparaîtra pas de sitôt puisqu’elle est archivable.
Lui, il réglera plus ou moins heureusement ses problèmes politiques à un moment ou à un autre mais il a malheureusement déjà contribué à régler le sort de tous les salariés de cette belle entreprise.
En vertu de cela je ne le respecte pas mais je ne souhaite pas le diffamer et encore moins l’accuser. Il peut répondre librement ici en commentaire s’il sait le faire avant d’intenter un procès. Même s’il ne le sait pas, remarquez…
Non je ne l’accuserai pas, citoyen Aeschlimann, au contraire je me contenterai de rechercher le maximum de sources en rapport de sa charge de conseiller à l’UMP. Il sera ainsi renseigné, du mieux que je puisse faire pour l’aider dans sa tâche, par tous les éléments d’information relatifs à cette histoire le concernant que je puisse trouver. Nul doute que d’autres citoyens feront de même pour ainsi parfaire sa connaissance de cette histoire.
Je n’accuserai pas, j’informerai. Je laisserai le soin, le cas échéant, aux évènements de le faire.
Personnellement je ne m’y abaisserai pas, je ne suis qu’un simple citoyen. Mais contrairement à une certaine catégorie que j’ai citée plus haut, je suis fier et respectueux de ce statut.
Dimanche 22 Janvier 2006
Mayetic : Aeschlimann m’aurait “tuer” (III)
Plus mes recherches avancent, plus j’éprouve non seulement de la perplexité mais bel et bien un sentiment de révolte devant les agissements de la municipalité asniéroise, son chef député-maire Manuel Aeschlimann en tête.
Les premières recherches, puisque c’était l’objet de la diffamation, ont vite conclu que ni la Fondation Ostad Elahi ni l’association du mausolée de Sainte Janie n’ont été considérées à un moment ou à un autre comme sectaires.
Il est par ailleurs explicitement écrit sur le site de la fondation :
“Le Conseil de l’Europe et l’Université de Paris-I Panthéon Sorbonne, tout comme le Ministère de l’Intérieur, sont les membres de droit du Conseil d’administration de la Fondation.”
Je repose donc la question qui me vient immédiatement à l’esprit : pourquoi aucun rapport, aucune note des RG ou de la DGSE n’a jamais mis en cause cette Fondation avant que Manuel Aeschlimann, proche du ministre de l’Intérieur, ne l’ait fait lui-même ? S’il y a bel et bien deux notes des RG parues au lendemain du procès opposant la Fondation Ostad Elahi et pour lequel un membre de la municipalité a été condamné pour diffamation elles sont pour le moins sujettes à caution puisqu’un journaliste indépendant n’hésite pas (ici et là) à évoquer une censure à l’AFP concernant une dépêche qui aurait révélé le caractère “opportun” de ces notes…
Pourquoi donc Manuel Aeschlimann aurait-il fait de telles allégations, entraînant par ricochet la perte de crédibilité de la société Mayetic à un moment crucial pour sa survie et son avenir ? Les aléas de la vie politique asniéroise, riches en rebondissements et c’est bien le moins que l’on puisse dire, ne renvoient comme images de la politique locale que diffamations, retournements de vestes, démissions, conflits entre municipalité et associations de riverains et bien d’autres turpitudes mais j’y reviendrai plus en détail plus tard.
Cependant un évènement récent ramène l’Iran sur le devant de la scène asniéroise. Souvenons-nous que la Fondation Ostad Elahi est une fondation laïque, reconnue d’utilité publique et que son fondateur était iranien. Cette fondation, accusée de sectarisme par Manuel Aeschlimann, alors que ses activités sont du registre philosophique comme l’éthique ou musical (majeure partie de l’oeuvre de Ostad Elahi) ne peut décemment être taxée de sympathie envers le régime iranien actuel puisque la famille de Ostad Elahi est réfugiée. Enfin bref, quel rapport avec la municipalité asniéroise ? Les relations chaleureuses entretenues par la municipalité, en particulier par le directeur de cabinet du maire, Francis Ramine Pourbagher, avec le régime iranien actuel…
Suivez le lien suivant mais surtout n’hésitez pas à vous promener sur le site et à visionner les vidéos…
Édifiante de plus en plus, s’avère cette histoire, Obiwan…
Vendredi 20 Janvier 2006
Mayetic : Aeschlimann m’aurait “tuer” (II)
J’ai eu Miguel Membrado au téléphone un peu plus tôt dans l’après-midi. Pour lui, l’histoire Mayetic relève du passé puisque l’entreprise n’existe plus. Les bonnes questions en suspens sont donc les suivantes :
I) L’issue de cette histoire relèverait-elle d’une faute “professionnelle” de la part de la Caisse des Dépôts et Consignations ?
II) S’agit-il du résultat d’une campagne de diffamation ou de règlement de compte orchestrée par Manuel Aeschlimann, proche de Nicolas Sarkozy, conseiller en communication de l’UMP et député-maire d’Asnières ?
Effectivement, dans un cas comme dans l’autre, il s’agit tout de même d’évènements concernant la vie citoyenne. J’ai décidé, avec l’accord de Miguel Membrado, de soutenir la démarche non seulement personnellement sur ce blog mais aussi en y engageant l’association.
En tant que son président, j’ai donc créé une catégorie (ici) dédiée aux causes que défendra à l’avenir La e-Cité, cette catégorie se nommant “Alea non jacta est” et s’inaugurant avec cette histoire.
Les membres de l’association ont d’ores et déjà commencé une collecte d’informations qui sera intégrée à ce dossier et nous espérons recueillir le maximum de témoignages de tous les internautes concernés par cette histoire sur ce dossier. En attendant sa publication sur le site vitrine de l’association, je vous invite à les laisser ici si vous disposez d’éléments significatifs où si vous êtes vous-même concerné.
Jeudi 15 Décembre 2005
La fantastique hypocrisie de la dette publique
L’effet d’annonce est en cours, la dette que quiconque se serait intéressé à l’état de notre pays connaît très bien depuis déjà un bon moment a été confirmée, disséquée et des solutions sont préconisées dans le rapport Pebereau. La médiatisation n’a pour seul objectif que de nous préparer à avaler des couleuvres encore plus grosses que nous n’en mangeons déjà tous les jours… Alors aujourd’hui, la seule question qui taraude nos dirigeants politiques est la suivante : comment faire adhérer l’opinion ? Et bien je dirai tout simplement que cette interrogation est une hypocrisie du même niveau que le montant de la dette…
On découvrirait aujourd’hui que la France va mal depuis vingt ans ? Mais quel Français d’en bas ne le sait pas ? On découvrirait aujourd’hui que quand ça va mal il faut arrêter de dépenser ? Mais quel Français d’en bas dépense plus aujourd’hui qu’il y a vingt ans ? Enfin bref, entre nos dirigeants politiques et le peuple la notion d’évidence ne doit pas se trouver dans les mêmes dictionnaires…
Je vais reprendre ici le commentaire que j’ai posté sur le nouveau blog collectif ”Pourquoi pas ?” :
On ne gagnera pas l’adhésion de l’opinion en s’augmentant de 70% dès l’arrivée au pouvoir, en imposant moins les plus riches, en allouant des aides aux restaurateurs sans qu’ils n’embauchent, en exonérant toujours plus les employeurs des cotisations sans qu’ils n’embauchent, en laissant volontairement 4,5 millions de personnes sans emploi, etc.
Les solutions pour l’adhésion de l’opinion sont encore plus simples que celles du rapport, mais ça personne, non personne ne l’ignore alors que l’on fait semblant de découvrir le montat de la dette et comment revenir à un équilibre avec ce rapport…
L’hypocrisie de cette dette, ce n’est pas que son ampleur ait été ignorée depuis plus de vingt ans mais que depuis vingt ans les seules motivations animant nos classes politiques dirigeantes sont de simples motivations électorales, claniques, quasiment tribales et que cela les a conduit à se décrocher de la réalité du quotidien des Français tel un ballon de baudruche n’étant plus retenu. On peut aussi intégrer dans ce mouvement et cette fuite les médias et maintenant on nous rebat les oreilles avec cette dette pour nous préparer à des réformes qui n’engendreront des sacrifices que pour les mêmes ?
La France est en situation difficile financièrement ? Les Français le sont et de plus en plus. Il est curieux de constater que leurs difficultés datent de la même période, non ?
Si les problèmes des Français avaient intéressé, si on les avait analysés, si on leur avait demandé leur avis on n’en serait pas là. Personne n’a répondu à leurs attentes et maintenant l’État va leur demander de répondre aux siennes…
La question à laquelle personne ne répondra est la suivante : imaginons que les mesures préconisées par ce rapport soient suivies. À quel sacrifice personnel se livreront messieurs Chirac, Villepin, Sarkozy, etc. Mais aussi messieurs Pebereau, Lambert, Artus, Blanc… Gageons que tous seront encore plus riches dans cinq ans qu’aujourd’hui. À la fin de cette période de cinq ans il sera bon d’en faire le décompte mais il ne sera pas fait.
Avant de reprendre leur budget collectif en mains, ce que les Français n’ont jamais oublié de faire personnellement, il y a fort à parier que si cette hypocrisie continue ils reprennent le pays en mains. La seule interrogation c’est comment...
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