Mardi 01 Mai 2007
L’enjeu du vote UMP au second tour.

Rédacteur Agoravox

C’est un parti antidémocratique où le seul courant qui existe est celui du chef pour le chef. Les divergences n’existent pas, les différences d’appréciation non plus. Un parti où le chef peut changer de propos ou d’engagements sans que ça ne provoque une seule réaction dans ses rangs. Un parti aux dirigeants violents et brutaux dans leurs pratiques politiques. 

Un parti qui recrute ses nouveaux députés par pressions et menaces électorales. François Bayrou a très bien analysé ce danger de l’extérieur et auparavant Nicolas Dupont-Aignan l’avait subi. C’est un danger pour le pluralisme démocratique.

C’est un parti qui compte la quasi-totalité des grands dirigeants des médias. Un parti qui contrôle déjà tous les pouvoirs institutionnels mais aussi financiers. Un parti où toutes les limites de la déontologie et de l’éthique, de la vocation politique mais aussi et c’est bien plus grave de la démocratie ont été abolies. Un parti qui souhaite créer non seulement un pôle centriste, ce qui peut se comprendre, mais dorénavant aussi un pôle de gauche qui serait animé par un député débauché. Débauché en pleine campagne dans le seul objectif de déstabiliser l’adversaire le plus probable. Un parti qui absorbe ses concurrents pour les dissoudre dans la plus pure traduction d’une stratégie commerciale à la Microsoft. En contrepoint il s’agit d’un parti dont le président fut aussi nommé numéro deux du gouvernement au ministère de l’Intérieur, après une présence ininterrompue dans les exécutifs. Un parti issu du pouvoir qui « contrôle » non seulement le peuple par l’intermédiaire de son parti mais aussi toutes les forces de l’ordre du pays, y compris une force militaire comme la Gendarmerie. Un parti que Nicolas Sarkozy veut rendre unique. Il veut associer tout droit individuel à un devoir, qu’en sera-t-il du droit de vote ? On approche là dangereusement les bornes de la démocratie et de la liberté d’un peuple : la combinaison du parti unique et du vote obligatoire.

Le souverain n’est pas le Président mais le Peuple. Le calendrier électoral donne à l’élection présidentielle un poids tel qu’on doit se poser la question de savoir si l’on souhaite donner de nouveau tous les pouvoirs à l’UMP. Il faut inscrire ce second tour dans le même moment que les législatives. L’UMP doit être combattue en tant que telle, pas en combattant uniquement Nicolas Sarkozy à sa tête. Toute attaque contre sa personnalité sera repoussée par la stratégie de défense de l’UMP de la diabolisation.

Le danger d’une structure comme l’UMP est la concentration de tous les pouvoirs en un seul. La boite de Pandore a été ouverte par Jacques Chirac en permettant à un président de parti d’entrer au gouvernement à la place qui a été la sienne de surcroît. Il en porte évidemment l’écrasante responsabilité. Dans la forme qu’a pris L’UMP en tant que parti politique on comprend mieux l’enjeu national du prochain scrutin. L’État de Nicolas Sarkozy sera l’UMP.

Les électeurs indécis et centristes doivent aussi se poser la question suivante : voulons-nous accorder tous les pouvoirs à l’UMP en imaginant que Nicolas Sarkozy en garderait le contrôle direct ou indirect en cas d’élection ? En en connaissant le mode de fonctionnement et les pratiques ? C’est une question qui se pose au delà du PS, des partis à sa gauche et du centre.
C’est une question qui se pose à l’immense majorité des électeurs qui n’a pas voté pour Nicolas Sarkozy au premier tour.

Les Chinois ont évolué en ouvrant la doctrine d’un parti unique antidémocratique au dogme d’un capitalisme national pratiquant un néo-libéralisme débridé inhumain. Les Français amorceraient alors la même évolution dans le sens contraire : le capitalisme national le plus inhumain et antidémocratique imposerait au Peuple son parti unique en concentrant tous les pouvoirs dans les mains d’un seul homme. Toutes les dérives deviennent alors possibles, y compris les pires de l’Histoire.

Il ne s’agit pas ici de juger de la personnalité du candidat Sarkozy. Il est question d’imaginer ce que de telles concentrations de pouvoirs et de puissance peuvent produire comme résultat sur une Nation où les fractures sociales sont aussi fortes. Il est question de se demander quels seront les contre-pouvoirs indépendants qui subsisteront après l’élection de son chef.

François Bayrou, Nicolas Dupont Aignan ou Azouz Begag ont compris que ni Nicolas Sarkozy ni l’UMP n’en laisseront aucun.

Voilà l’enjeu du vote de ce second tour : nos contre-pouvoirs.

Voterons-nous pour l’UMP ?

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Lundi 19 Février 2007
Les vraies questions : réflexion sur la campagne présidentielle.

Rédacteur Agoravox logo Europeus

Pour être pragmatique et recadrer le titre, cette analyse portera uniquement sur les candidats disposant de chances réelles d’accéder à la Présidence : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou.  Pourquoi ne pas inclure Jean-Marie Le Pen dans cette réflexion ? Parce qu’en poussant plus avant ce pragmatisme et sans vouloir offenser quiconque, y compris au sein de son électorat, je partirai du postulat que ce dernier ne sera jamais élu président de la République. En effet, même en considérant que la défiance des Français envers leur classe dirigeante s’est renforcée, je ne vois pas comment les intentions éventuelles de vote en sa faveur au second tour pourraient être passées d’un peu moins de 20% en 2002 à plus de 50%. On peut donc, en toute bonne foi, estimer qu’une nouvelle accession à ce niveau de l’élection assurerait son adversaire de la victoire, quel qu’il soit (pour apporter toutefois une considération personnelle, il serait excessivement dangereux pour notre démocratie et pour l’opinion publique que Jean-Marie Le Pen ne dispose pas des signatures lui permettant d’officialiser sa candidature).

J’ai toujours estimé que la médiocrité de la campagne présidentielle de 2002 résidait dans le fait que les candidats avaient mené une compagne législative et non présidentielle. En effet, avec un électorat majoritairement tenté par l’alternance depuis plusieurs décennies, élaborer un programme à vocation intérieure relève au mieux de la naïveté, au pire du coup de poker électoral. Qui peut garantir l’exécution d’un tel programme en sachant que ce sera de nouveau aux Français de décider de la majorité parlementaire et que rien n’est assuré (cf la dissolution) ? Cette erreur, fondamentale dans l’esprit des Français même s’ils ne la ressentent que de façon diffuse, les deux candidats du PS et de l’UMP la commettent de nouveau. Le rôle du Président de la République en France quant aux affaires intérieures n’est pas de gouverner mais d’arbitrer. Le domaine qui lui est réservé est celui des relations internationales et il semblera évident à tout observateur de cette campagne que les positions de Nicolas Sarkozy comme celles de Ségolène Royal sont à ce sujet pour le moins floues. L’Europe constitue pour eux un terrain miné sur lequel l’un comme l’autre ne souhaite trop s’étendre tant le référendum du 29 mai 2005 a laissé des traces. Pourtant, la plupart des réglementations nationales est décidée à l’échelon européen. Comment gérer l’attitude française vis à vis de nos partenaires européens, des institutions européennes ? Personne n’y répond. Quelles seront les positions françaises vis à vis des conflits du Moyen-Orient ? Partagerons-nous les positions américaines futures quant à la gestion des crises et leur vision du monde ? Quelle place accorderons-nous à notre voisine russe ? Là non plus, nous ne disposons pas des réponses permettant un embryon d’idée sur la place de la France dans le monde. François Bayrou quant à lui dispose au moins sur ces sujets d’un avantage conséquent : la constance de ses convictions pro-européennes. Que l’on partage ou non son positionnement n’empêche pas de lui reconnaître cette stabilité. Il a, par exemple, toujours souhaité un renforcement européen des politiques internationale et de défense. Entre la politique étrangère de Ségolène Royal plus que floue et celle de Nicolas Sarkozy, incertaine mais plus proche de l’atlantisme que de l’indépendance européenne, François Bayrou apparaît à mon sens bien plus fiable aujourd’hui.

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Samedi 11 Novembre 2006
Saddam Hussein : la loi des armes et de la demande

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Le débat sur la peine de mort ne mérite pas d’être posé. La peine de mort au sens où nous l’entendons n’a aucune mesure dans ce cas d’espèce. Tout d’abord Saddam Hussein n’est pas un criminel de droit commun, son procès est avant tout politique. Guy Sorman, dans ce billet, se réjouit de cette condamnation et s’affirme à cette occasion en partisan de cette peine capitale. Ses propos alambiqués en commentaire n’ôteront pas le malaise initié par ce billet.

Ainsi, l’on peut être un farouche opposant à la peine de mort mais dans le cas d’espèce de Saddam Hussein s’en sentir partisan. Venant d’un esprit aussi illustre, cela me semble en tant que simple citoyen lambda d’un commun… Pas matière à éclaircissement, là dedans. Saddam Hussein est-il coupable de faits exceptionnels ? Assurément de par son ex-statut de Chef d’État… La peine de mort pour les actes exceptionnels ? À quel moment commence l’exception ? Le meurtre d’enfant ? Le terrorisme ? L’excès de vitesse de plus de 50 km/h ou le vol de malabar chez le buraliste du quartier ?
Le seul mais entier argument qui vaille contre la peine de mort est son irréversibilité. Cet argument n’est pas moral ni idéologique, pas passionnel et il procure en outre une voie indispensable à une réconciliation nationale indispensable dans ces cas là : il n’efface pas l’histoire. Il laisse la possibilité de faire le point sur les évènements avec le principal témoin pour narrateur principal. Voilà pour la peine de mort en général et pour celle de Saddam Hussein en particulier.

Approfondissons toutefois. Le gouvernement irakien est un gouvernement de transition, quasiment d’exception généré par l’occupation américaine. La seule justice qui puisse être rendue dans ces circonstances est une justice d’exception. La validité de ce tribunal est sujette à caution tant il semble difficile de croire en son impartialité. Qu’eut-il donc fallu faire auparavant ? Le tuer ? Oui, ou plus exactement l’abattre.
Si les Américains, au lieu de fournir des preuves toutes plus fantasmatiques que les autres, des arguments mensongers au plus haut niveau de l’État et des motivations de la plus parfaite mauvaise foi avaient décrété qu’un des objectifs de leur guerre était l’élimination du dictateur, qui leur en aurait voulu plus qu’aujourd’hui ? Qui se serait alors opposé à la mort de Saddam Hussein plus qu’aujourd’hui ? Personne, probablement. Mais les mauvaises raisons conduisent toujours aux mauvaises décisions. Maquillé sous les oripeaux de la démocratie et du danger des armes de destruction massive cet objectif caché doit être dorénavant laissé à la soi-disant responsabilité du peuple irakien.

Qui sait si la majorité du peuple irakien souhaite sa pendaison ? Question secondaire ! Mais qui a intérêt à le voir disparaître à jamais avec les lourds secrets d’une trentaine d’années de manipulations occidentales au moyen et au proche orient ? Ses fournisseurs en armes et ses corruptions du programme « Pétrole contre nourriture » ? Tous les chefs d’état chez qui il a été reçu avec la dignité due à son rang mais qui aujourd’hui déroulent le tapis rouge à son ennemi juré d’alors, son voisin iranien ?
Le Tribunal Pénal International n’est-il pas en charge d’instruire ce genre de dossiers ? Sa peine maximale est malheureusement la prison à perpétuité, cela n’éviterait pas une longue et risquée enquête.
Quelques jours se sont écoulés depuis cette condamnation et plus personne n’en parle. Et pourtant c’est l’une des condamnations à mort contre laquelle il faudrait se soulever de tous les horizons. Parce que non seulement il s’agit d’un procès politique mais historique. Après cette pendaison il ne restera plus rien des archives historiques contemporaines de l’Irak. Il ne restera plus aucun dignitaire du régime, aucune institution officielle d’archives permettant de témoigner des évènements, manipulations diplomatiques et gesticulations commerciales et financières s’étant déroulées ces dernières années en Irak.
La condamnation à mort de Saddam Hussein est l’aveu de notre culpabilité dans le manque de transparence de cette sinistre farce qu’a été ce pan de notre histoire.

S’il devait être décidé que nous ne saurons jamais son fin mot l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Jeu de dupes.

N’en doutons pas : Saddam Hussein, en mourant, se rendra de plus coupable d’avoir gardé le silence. Ainsi est infligé le malheur au perdant.

L’avènement de la démocratie au Moyen Orient ne passe pas par la nôtre. Il passe jusqu’au bout par les armes.


Vendredi 06 Octobre 2006
Mayetic : Aeschlimann m’aurait « tuer » (VII) Mais plus si affinités…

Les orientations textuelles ne sont pas toujours un choix. Bien souvent elles résultent d’un état d’esprit, d’une façon de penser et d’affinités particulières difficiles à contrôler. Certains en arrivent même à penser qu’elles seraient innées. Ainsi on n’éprouverait pas un certain penchant mais l’on naîtrait textuellement orienté. Quant à moi, bien que totalement tolérant à ce sujet et acceptant quasiment toutes les différences, je ne peux m’empêcher de penser que certaines d’entre elles peuvent nuire à la santé. Surtout à celle des autres…

Tenez : les provocatophiles, par exemple. Pour les apprécier il faut souvent être capable de percevoir le deuxième degré des propos qu’ils tiennent. En effet, pourquoi dire ou écrire ce qu’ils disent ou écrivent alors qu’ils savent pertinemment ce que les autres leur répondront et leurs réactions ? Pourrait-on imaginer que leur préférence textuelle les aurait amenés, de façon naturelle voire incontrôlée, à susciter des réactions telles qu’elles démontrent par essence l’intolérance des provocatophobes ? Qui de la poule ou l’oeuf ?

De même pour les exégétophiles. Ceux-là n’en démordent pas : il faut toujours lire un discours en entier et même comprendre ce qui n’a pas été dit ou écrit. Les exégétophobes, eux, ne prennent que les propos qui leur arrangent et bien évidemment, de préférence, les sortent de leur contexte. On fait ainsi dire à quelqu’un, dans un cas comme dans l’autre, quelque chose qu’il n’a certainement pas voulu dire. Important ? Pas du tout, cela ouvre polémique et donne du grain à moudre aux provocatophiles et à leurs antagonistes, les provocatophobes.

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Vendredi 07 Avril 2006
Mayetic : Aeschlimann m’aurait “tuer” (VI)

À croire que la capacité de mensonge représente un critère d’embauche à l’UMP. Union des Menteurs Patentés ?

Le jugement d’appel concernant la diffamation à laquelle s’est livré Manuel Aeschlimann sur Mayetic, entre autres, a été repoussé deux fois pour atteindre aujourd’hui la date du 25 octobre. Je n’emploie pas le conditionnel car le premier jugement a bien condamné le député-maire d’Asnières, l’appel étant suspensif mais n’annulant pas la condamnation. Rappelons que sa municipalité a déjà été condamnée quatre fois dans cette sombre histoire d’opposition municipale, une opposition qui ne revêt d’ailleurs aucun caractère politique mais tout simplement citoyen. Une simple histoire d’urbanisation… Il fut un temps où ce genre de manœuvres était destiné à museler une opposition politique un peu trop virulente mais à Asnières il semble que ce soit devenu (évidemment aux frais des habitants) une pression sur leur parole. Si nous résumons nous avons donc une autorité en place qui n’hésite pas à utiliser le pouvoir qu’elle détient pour attaquer à tout bout de champ les importuns et donc tenter de faire taire, du moins provisoirement, tous ceux qui auront essayé d’exprimer leurs désaccords sur la politique suivie. Si l’on tient compte de la non-égalité devant la Justice entre de simples citoyens et une municipalité disposant d’un budget qu’elle peut utiliser voire augmenter à sa guise, on ne peut que constater l’inégalité devant la Loi.

Si ce n’est pas une forme d’autoritarisme, je ne sais plus ce qu’est la démocratie en ce cas. Tous les régimes totalitaires ont commencé ainsi lorsqu’ils ne l’ont pas fait par les armes.

Ce genre de dérives est souvent accompagné de mensonges pour s’en justifier. Ainsi dans un communiqué récent face à la fronde montante de simples blogueurs Manuel Aeschlimann déclarait très officiellement qu’il déposerait plainte contre Bruno de Beauregard et Miguel Membrado. Mais les blogueurs solidaires de ces derniers ont décidé de ne pas enterrer l’affaire Mayetic car ils ont estimé que cela relevait d’une grave atteinte aux libertés fondamentales et nuisait à la société à laquelle eux sont attachés. Le communiqué datait du 8 février mais il n’en a rien été, aucune plainte n’a jamais été déposée. Mensonge.

Début avril Manuel Aeschlimann faisait savoir à Lionel Lindemann, le blogueur alerté par mes soins sur cette affaire, qu’il s’expliquerait sur toutes les sombres histoires de sa municipalité sur le blog personnel qu’il ouvrira deux jours plus tard. Aujourd’hui, une semaine plus tard, il n’en a rien été non plus. Mensonge. (MAJ : ce fait était un poisson d’avril monté par Lionel lui-même. Toutefois cela n’enlève strictement rien à tout le reste de cet article)

A-t-il été “recadré” par l’UMP qui y aurait vu un grave danger pour son image au vu de la crise sociale et politique que nous traversons ? Il n’y aurait rien d’étonnant. Il faut dire que la caste politique, si elle n’est pas avare de menteurs en général, est particulièrement bien achalandée à l’UMP.

Manuel Aeschlimann, entre autres mais aussi, tenait fermement devant France 3 un discours radical contre le régime intégriste des mollahs mais avait reçu en grande pompe, à l’insu des Asniérois, les dignitaires iraniens. Double mensonge.

Jacques Chirac affirmait très solennellement qu’un ministre ne pouvait être simultanément chef d’un parti et rappelait six mois après Nicolas Sarkozy au gouvernement en tant que n°2. Mensonge.

Nicolas Sarkozy affirmait au tout début de la proposition du CPE faite par Dominique de Villepin qu’il en était l’instigateur mais oublie de le rappeler aujourd’hui pour prendre en charge son démantèlement. Mensonge.

Sur un autre plan mais puisqu’il se plaint lui-même de l’état de notre démocratie en visant les simples citoyens, le sénateur Lambert m’annonçait qu’il répondrait personnellement à un courriel que je lui ai envoyé le 17 mars (lire en commentaires) et dont je n’ai strictement aucune nouvelle aujourd’hui malgré deux relances. Mensonge.

Non respect des paroles données, utilisation de tous les pouvoirs unilatéraux dont ils disposent à leurs propres fins, détournement de l’intérêt général pour des intérêts privés, utilisation du droit de publier sans répondre, multiplication des vitrines idéologiques, mensonges en cascade, cumul de mandats jusqu’au débordement : voilà messieurs Aeschlimann, Lambert et Sarkozy quel est l’état de notre démocratie. La victime, comme dans tout régime autoritaire, c’est le Peuple.

Bruno de Beauregard et Miguel Membrado l’ont été à leurs biens dépendants, leur société et ses salariés ayant été des dégâts collatéraux d’une arme de désinformation qui n’affiche pas encore son nom : une propagande massive instrumentalisant la Justice à des fins d’exercice des pouvoirs. Tout est en place.

Sauf que les Français ne se laissent pas faire, ils ne sont pas dupes et comme toujours dans ce genre de situations ils réagissent, ils rentrent en résistance contre les orchestrateurs d’un système qu’ils abhorrent.

Manuel Aeschlimann est un menteur doublé d’un diffamateur. Se prétendant lui-même le laboratoire et à titre non seulement personnel mais aussi politique proche de Nicolas Sarkozy, il convient de se demander si c’est un processus de “formation” politique qui est en jeu.

Publié par José
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Samedi 25 Mars 2006
CPE : les inepties de nos institutions

Récemment, chez lui, Koz voulait m’envoyer, non sans humour, faire un stage de démocratie en Biélorussie parce que je posais la question de savoir si notre pays en était réellement une. Chez Pierre Bilger, Lionel Lindemann me reprochait de toujours vouloir trouver des boucs émissaires aux malheurs de notre société et me rétorquait que nous avions les élites que nous méritions. Il est vrai que j’utilise parfois des formules lapidaires pour critiquer leurs agissements… Mais, au risque de leur déplaire, je persiste à croire que notre démocratie et sa représentativité sont en crise.

Qu’entends-je par là ? Il ne s’agit pas d’un simple déni de démocratie comme j’ai pu le lire ou de la gourmandise exacerbée d’une certaine catégorie de politiciens comme j’ai pu l’écrire, bien que cette dernière existe. Non, il s’agit de manipulations à fins électorales ou bassement politiciennes qui ont conduit nos institutions aux dysfonctionnements qu’elles connaissent. Il est absolument anormal que les électeurs du Front National qui représentent quasiment 20% des électeurs selon la dernière élection présidentielle ne soient pas représentés à l’Assemblée Nationale, ce n’est pas démocratique. C’est aussi le cas pour d’autres petits partis. Pourquoi doit-on considérer que c’est anormal ? Parce qu’un député ne représente pas une circonscription mais la Nation. Il est élu dans une circonscription mais pas « pour » sa circonscription. Il est bel et bien le représentant de la Nation entière dans sa circonscription et non l’inverse, qui relève du Sénat. Leur assemblée doit assurer la représentativité de tout le pays, dans toute sa diversité. Selon cela je considère que l’Assemblée Nationale n’est représentative que partiellement et que cela pose un problème démocratique réel. On pourrait aussi arguer de la diversité culturelle et sociale qui n’est pas reflétée au sein de l’hémicycle mais c’est là un sujet qui ne relève pas de nos institutions.

D’autre part un fonctionnement démocratique consiste à ériger des contre-pouvoirs à tous les pouvoirs pour préserver un équilibre nécessaire et empêcher des dérives autoritaires. Mais là aussi je considère qu’il y a eu des abus par manipulations de calendrier électoral. Jacques Chirac était contre le quinquennat mais l’a fait adopter, jusque là rien à redire. Cependant comment considérer autrement qu’une manipulation la dissolution de l’Assemblée lorsque le calendrier électoral législatif s’avère synchrone avec l’élection présidentielle ? Ce serait tout de même fantastiquement hypocrite de n’y voir qu’un hasard. Nous avons donc bien à faire à des manipulations des institutions récentes. Bien sûr, en l’occurrence il s’agit de manipulations venant de la droite et on pourrait tout aussi bien faire le même genre de reproches à la gauche. Personnellement je ne suis ni d’un bord ni de l’autre même si je ne cache pas mes sensibilités qui consistent à envisager toujours les conséquences pour les plus faibles. Mais la France n’est-elle pas une République démocratique et sociale selon l’article premier de sa Constitution ? C’est cette Constitution qui est ma référence et non un quelconque programme électoral.

Je considère que ces deux dernières manipulations électorales ont été des manquements graves à l’esprit même de la Constitution française.

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Vendredi 24 Mars 2006
CPE : la régression de trop ?

Je suis inquiet, très inquiet, j’ai peur pour mon pays. Les manifestants étudiants de Rennes ont prévenu qu’ils rejoindraient les casseurs si leurs revendications pacifiques n’étaient pas entendues (Le Télégramme de Brest). L’université de Rennes a toujours été à la tête lors de ce type de combats puisqu’elle est emblématique du mouvement étudiant de mai 1968. Il ne faudrait pas interpréter ce genre de déclarations comme des menaces, c’est une alerte qui intervient après la crise des banlieues qui a frappé la France en fin d’année dernière.

Pour ma part je tente d’alerter depuis trop longtemps déjà les politiques à ce sujet sans aucun succès. Encore récemment je l’ai fait chez Alain Lambert, préjugeant de sa bonne foi mais je me suis lourdement trompé. Préférant mal interpréter une métaphore sur la Révolution, il m’a renvoyé à la violence de mes propos. En lui répondant que j’étais conscient de cela et lui retournant la question en lui demandant si lui était conscient de la violence quotidienne que subissent nos concitoyens, il a affirmé vouloir répondre avant dimanche soir à un courriel privé que je lui avais alors envoyé. Je n’ai toujours pas eu ce courriel, voilà la preuve de l’état du dialogue démocratique dans notre pays : inexistant. Les engagements comme les promesses ne sont pas tenues. Dans l’état de tension que vit notre pays, c’est tout aussi révélateur qu’inquiétant. Alain Lambert peut retourner dans sa citadelle vérifier les horloges et les serrures, son aveuglement combiné à sa surdité sauveront probablement son « intégrité » politicienne, cela ne suffira pas pour sauver sa représentativité. C’est aussi cela, le drame de notre démocratie.

Aujourd’hui les étudiants et lycéens n’excluent plus de radicaliser leur mouvement et de le rendre violent, la seule question qu’ils se posent concerne jusqu’à quel degré de violence ils souhaitent aller… Le drame de notre démocratie encore.

Les syndicats doivent se rendre à Matignon cet après-midi. Ce que craignent les étudiants c’est qu’ils acceptent de négocier avant le retrait pur et simple du CPE, ce qu’ils prendraient pour un abandon et une quasi-traîtrise. Je souhaite ardemment que les syndicats en tiennent compte, ce qu’ils ont semblé faire en demandant au Premier Ministre de recevoir tous les acteurs syndicaux et associatifs concernés. Effectivement, comment ne pas comprendre que l’abandon de l’exigence du CPE ne contribuerait pas à radicaliser le mouvement estudiantin ?

Nous sommes au bord d’un gouffre et celui-ci se nomme l’insurrection. Trop de nos concitoyens, et de plus en plus, n’ont plus rien à perdre. Comment ne pas comprendre ce qu’ils ressentent aujourd’hui ? Ce n’est pas une déprime puisque un tel sentiment ne se ressent que dans la solitude. Ce n’est plus de la colère puisque celle-ci est passagère. Comment ne pas admettre que ce sentiment qui submerge la société française est celui de la révolte ? Si ces sentiments se fédèrent et se regroupent, comment ne pas comprendre qu’il s’agirait alors d’une insurrection ?

J’ai proposé une solution de sortie de crise, j’espère toujours être entendu. Mais je suis inquiet et moi aussi profondément révolté d’avoir tant averti sans avoir été entendu…

Notre pays est au bord du drame, une nouvelle fois j’ai mal à ma France.

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Mardi 14 Mars 2006
Sortir de l’impasse politique CPE : proposition

Rédacteur Agoravoxlogo Europeus

J’ai bien évidemment des opinions et des sentiments personnels mais je suis profondément démocrate et mon souci premier, lorsque je fais des propositions, est toujours de tenter de respecter la plus stricte neutralité. C’est ce que j’avais fait avec le REC, je vais tenter de le faire avec le CPE.

La crise politique actuelle résulte essentiellement d’une erreur politique : l’utilisation du 49.3 par un gouvernement très largement majoritaire a été interpretée, à juste titre, comme une forme d’autoritarisme. Ce n’était pas nécessaire et même très déconseillé dans l’état de la société française. Allons-nous de nouveau prendre le risque d’émeutes et d’un couvre-feu ? Je propose une solution qui saura, je l’espère en tout cas, rassembler toutes les orientations et qui permettra de sortir de cette impasse.

Le CPE est, d’après le gouvernement Villepin, une mesure destinée à lutter contre la précarité existante et non à l’aggraver. Le constat de précarité des jeunes ne peut être ignoré, que l’on soit de gauche, de droite, centriste ou comme moi simple citoyen. Mais alors, prenons en considération la dimension sociale que pourrait prendre une telle mesure. Le Parti Socialiste ne s’était pas opposé au CNE, le MEDEF non plus et aujourd’hui celui-ci soutient le CPE. La limite d’âge ne restreignant pas le CNE, elle ne saurait donc constituer la motivation principale d’un tel soutien au CPE. Il semble donc logique que cette motivation soit d’étendre le principe de la période d’essai de deux ans aux grosses structures.

- Les zones gégraphiques où les situations de précarité, le chômage et la pauvreté sont les plus flagrantes sont connues : il s’agit des zones urbaines sensibles, les ZUS.
- Ce sont aussi les jeunes de ces zones qui ont le plus besoin de garanties et qui en ont le moins : discriminations diverses, manque de garanties financières, etc.
- Le CPE, toujours d’après le gouvernement Villepin, ajoute de nouvelles garanties aux contrats existants : bancaire, logement et autres.
- Les employeurs potentiels de ces zones sont aussi de grandes entreprises : les enseignes de la grande distribution, par exemple.
- Les jeunes de ces zones sensibles seraient les plus concernés par ce type de contrat puisqu’ils sont aussi les moins qualifiés.

En vertu de tous ces éléments, je propose que l’on retire le CPE mais que l’on étende exceptionnellement le CNE aux entreprises de plus de vingt salariés, ceci uniquement dans le cas des zones au plus fort taux de chômage des jeunes. Cet aménagement serait évalué sur une période de trois ans et l’on pourrait alors en tirer des enseignements remarquables parce que :

- Ce sont dans ces zones que les taux de chômage sont les plus élevés et une amélioration significative de la situation ne souffrirait d’aucune contestation.
- Cette période de trois ans permettrait de voir si le CNE accompagne vraiment les demandeurs d’emploi vers des CDI ou pas.

D’autre part cela aurait le mérite de ne pas se réveler une mesure discriminante par restriction d’âge.


Dimanche 12 Mars 2006
Pourquoi le CPE s’inscrit-il dans une politique globale et laquelle : la règle des 3P

Ce texte est un exercice de plaidoyer, une expression libre de ma pensée. En ce sens il peut s’avérer beaucoup trop lonp pour mes lecteurs qui s’attacheraient plus à la réactivité de mon blog qu’à mes capacités d’analyse mais il exprime réellement l’état d’une importante communauté de la population française : celle du peuple. Mes lecteurs ont tout à fait le droit d’être convaincus du contraire mais en retour je m’approprie la liberté de penser que je sais ce que ce même peuple en pense.

“Le peuple n’existe pas. Je le sais j’en fais partie”.

Pourquoi le CPE s’inscrit-il dans une politique globale et laquelle : la règle des 3P

Il y a quelques jours, mon voisin Laurent Bervas me demandait en commentaire ce que je pensais du CPE. Le CPE n’est qu’une des mesures de ce gouvernement et on ne doit pas juger, sous peine de s’égarer dans le raisonnement, une politique en détachant les mesures les unes des autres. Gouverner, c’est prévoir et, pour comprendre l’état du pays aujourd’hui, il faut analyser les politiques qui ont été suivies depuis cinq, dix, vingt ans voire plus selon les champs d’analyse. La politique de l’emploi menée par les derniers gouvernements de droite est un leurre. L’embryon de projet social a été avorté et les cercles de pouvoir économiques et financiers y ont joué toute leur part. Rien que de très naturel pour un gouvernement de droite, certes. Mais ce n’est pas à la lueur d’aujourd’hui qu’il faut chercher les dégâts, c’est à celles des lendemains.

Le gouvernement Villepin agit dans la précipitation par l’usage du 49.3 avec le point de mire de la présidentielle comme moteur. Cette précipitation et cette intense activité politique jouent les rôles de masques. Des décisions prises, parfois dans la cacophonie et l’impréparation la plus totale comme pour le projet de loi DADVSI, il ne faut pas retenir seulement le caractère immédiat mais les perspectives qu’elles ouvrent. Celles-ci sont pour le moins dangereuses pour la société française. Non pas par les hommes ou femmes qui sont nos interlocuteurs gouvernants mais par les intérêts de ceux qui les manipulent. Depuis une vingtaine d’années, en France, les politiques intérieures ne sont plus dirigées par le Président de la République mais par les premiers ministres à qui la tâche a été déléguée. Lorsque ceux-ci sont en concurrence, ils entrent en surenchère permanente de propositions électorales destinées non pas au peuple français mais à ceux qui soutiennent les tremplins que représentent les carrières politiques. Les élites politiques nationales ont été dissociées des peuples dans l’intérêt international, le sacro-saint marché. C’était l’objectif de la construction européenne via le TECE mais il a probablement échoué. Aujourd’hui, après ce désaveu, les pouvoirs économiques mais aussi financiers n’ont d’autre possibilité d’augmenter leur sphère d’influence que par la main-mise sur les organes du pouvoir, tous si possible. Les représentants ne l’étant plus, le marché a déconnecté les oligarques républicains de leurs peuples en les corrompant. Ils n’ont plus rien d’élites, ces personnages que l’on considérait il y a encore une vingtaine d’années comme des personnalités émérites ayant brillé par leur conduite politique et celle des peuples. Ces élites, tant intellectuelles que politiques n’existent plus. Leur disparition programmée s’est faite sur deux générations et la conséquence en est l’absence totale de projet de société chez tous les dirigeants politiques, ils ont choisi de « pragmatiser » leur exercice. Sous ce doux euphémisme se cache une allégeance, une subordination aux lois du marché : c’est ce qui est naturellement appelé le principe de subsidiarité. La décharge des fonctions de l’État vers des organisations supérieures est déjà en service depuis le début des années soixante-dix, c’est à cette époque que remonte la mutation de nos sociétés occidentales.

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Publié par José
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Mercredi 01 Mars 2006
Irak avant-hier, Iran demain matin : ce sera la “même” guerre

Nous ne devons pas croire que le président Ahmadinejad est un idiot. Depuis toujours je l’ai considéré comme un as de la manoeuvre et, les évènements le confirmant, son attitude relève de moins en moins de la provocation mais comme de la politique intérieure, voire de la préparation de son opinion au pire. L’escalade mesuré du conflit, pour l’heure diplomatique, entre l’Iran et la communauté internationale ne doit pas masquer la réalité. Les divergences entre les Russes et les Américains n’ont pas disparu, les zones d’influence non plus, bien qu’elles aient pu tourner à l’avantage des USA pendant quelques années après la chute du mur. En effet, la restructuration des pays relevant de l’ex-URSS, la déliquescence de l’armée russe et surtout de leur armement, a agi comme un masque. Nous sommes entrés dans une nouvelle diplomatie que nous devons intégrer dès aujourd’hui pour ne pas nous laisser influencer par les propagandes.

Les stratégies en place n’ont, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, plus rien de militaires. Si l’on se réfère à l’histoire des armées, on peut considérer qu’il y eut jusqu’à récemment deux types de conflits : ouverts ou contenus. L’après-guerre a néanmoins donné lieu au type de conflit que tout le monde connaît sous le nom de “guerre froide”. Ce fut un conflit d’un nouveau genre dans le sens où il s’agissait essentiellement d’un affrontement idéologique et diplomatique sans être armé, du moins directement. Le principe de guerre préventive a été internationalement inventé par George W. Bush sous le couvert de lutte anti-terroriste, initié avant lui par Vladimir Poutine en Tchétchénie, et il faudra dorénavant le considérer comme une forme de jurisprudence, ne soyons pas suffisamment naïfs pour en douter. 

Que l’on ne se trompe pas, la guerre d’Irak, si improbable au regard des relations internationales qu’elle ait été, n’a été qu’un prétexte. Ce prétexte apparaît aujourd’hui non plus comme économique mais militaire. Nous sommes entrés dans une ère qui se base non plus sur une stratégie militaire de l’ombre mais sur une stratégie de l’ombre militaire. L’ombre d’un armement lourdement doté d’armes de destruction massive qu’était l’Irak, et l’ombre de capacité nucléaire destructrice que représente l’Iran d’aujourd’hui sont les deux faces cachées du même éclairage. Celui qui éclaire l’Axe du mal selon la lumière du bien. La guerre anti-terroriste apparaît mondiale et aucun territoire n’est à l’abri, nos voisins européens tant Espagnols que Londoniens ne pourraient que nous le rappeler. Croire que nous serions immunisés parce que nous n’avons pas participé à la dernière guerre en Irak serait de l’inconscience, les Français n’ont pas été épargnés par les prises d’otages. Jacques Chirac l’a bien compris, il a à ce sujet d’ailleurs étendu la possibilité d’utilisation de l’arme nucléaire aux dangers terroristes très récemment. La dissuasion nucléaire telle que nous la connaissons est dépassée puisque les conflits ne se dérouleront probablement plus jamais à l’échelle mondiale. L’économie est entre temps devenue globale. Les technologies militaires sont issues de tous les secteurs de la haute-technologie, la même qui est à l’œuvre dans tous les matériels que nous utilisons tous les jours et dont l’industrie n’a strictement aucun intérêt à voir diminuer la diffusion. Les pays où les risques de conflit sont les plus élevés, y compris en considérant ceux qui sont menacés par les occidentaux, sont les pays où la technologie est proportionnellement la moins répandue. Si l’on excepte les pays ne représentant quasiment aucun danger majeur, comme la Corée du Nord (qui ne dispose probablement pas d’arme nucléaire efficace), entre autres. L’Irak comme l’Afghanistan étaient dans cette situation, l’Iran l’est aussi aujourd’hui. Il est probable que l’Iran cherche à se doter de l’arme nucléaire, il n’est nul besoin d’être un “expert-spécialiste-es-terrorisme” pour le comprendre. Les puissances de la région sont aujourd’hui la Turquie et l’Iran, aussi rivales que le furent les USA et l’URSS, mais aussi Israël. Dans l’Axe du mal délimité par les États-Unis, l’Iran est donc pris en tenaille entre sa voisine la Turquie et Israël avec qui elle entretient des rapports pour le moins conflictuels depuis la révolution islamique. L’Irak était le premier fusible à griller après sa semi-défaite contre l’Iran, il ne lui restait plus qu’à sauter dans les faits. Ce qui fut réalisé à l’échelle de temps à laquelle se déroulent les relations internationales.

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Publié par José
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