Samedi 18 Février 2006
Quelques hommes font la loi

Mais je ne sais pas, je ne peux pas,
Et je reste planté là…
Les lois ne font plus les hommes
Mais quelques hommes font la Loi…

Daniel Balavoine

Publié par José
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Mercredi 25 Janvier 2006
Ah ben je serais trop intègre, pardi…

Extrait d’un entretien fictif avec un employeur.

-Bonjour Monsieur, je suis José PERES BAPTISTA et je viens pour le poste de responsable adjoint de votre société.

- Bonjour Monsieur PERES BAPTISTA, asseyez-vous, je vous prie.

- Merci.

- J’ai consulté votre dossier et votre CV. Sur votre lettre de motivation vous faites référence à vos activités sur l’Internet surtout depuis votre inactivité professionnelle. Auxquelles faisiez-vous allusion ?

- D’accord. J’ai fondé une association qui ne fonctionne que par l’Internet. C’est à dire que j’ai mis en œuvre une plate-forme CMS. C’est un logiciel qui gère une ou plusieurs communautés avec des outils de travail. Je suis en outre capable de mettre en œuvre et gérer un espace de travail collaboratif comme je le fais en local sur mon poste…

- ...Excusez-moi je vous coupe mais vous avez aussi un espace personnel, n’est-ce pas ?

- Oui, j’ai aussi un espace personnel sur lequel je m’exprime librement selon les contraintes qui s’imposent à moi sur ma liberté d’expression comme tout un chacun.

- Cependant vous adoptez souvent un ton incisif ou radical voire extrême…

- Oui Monsieur, radical. Je refuse toutefois le terme extrême parce qu’il y a une majorité qui pense comme moi mais elle n’ose pas le faire. Mais c’est le ton qui marque et attire l’attention, est-ce répréhensible ?

- Non pas du tout. Mais vous ne devez pas vous faire que des amis…

- J’ai plus d’amis que d’ennemis, Monsieur, je ne me connais pas de ces derniers. Cependant je tiens à attirer votre attention sur le ton et la passion qui m’animent.

- Oui ?

- Imaginez un instant que ce soit votre produit, votre service ou votre entreprise que je sois amené à défendre, qu’en diriez-vous ?

-… ... ...

Publié par José
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Mayetic : Aeschlimann m’aurait “tuer” (IV)

J’ai entendu l’interview audio de Bruno de Beauregard chez Philippe Niewbourg, notre voisin journaliste. Si vous ne l’avez déjà fait, je vous invite à en prendre connaissance ici.

Depuis la réception du courriel de Miguel Membrado alertant sur cette histoire je cherche des informations, je fouille, je lis, j’épluche les compte-rendus de conseils municipaux. La justice doit se prononcer en appel aujourd’hui, si je ne m’abuse, sur les diffamations supposées de Manuel Aeschlimann.

Évidemment, aujourd’hui, mon opinion est déjà faite et vous avez du le comprendre parce que sinon je me poserais de sérieuses questions quant à mes éventuelles compétences d’écriture… Cependant je tiens à expliquer pourquoi j’en suis arrivé à penser cela, c’est ce que je vais tenter de faire.

Premièrement la chronologie, non pas de l’affaire mais de mes interventions. Mon logiciel de messagerie m’indique que le courriel de Miguel Membrado est parvenu dans ma boite le jeudi 19 janvier à 2h13. À 12h19 je lui adressai un courriel lui exprimant ma réserve quant à cette affaire mais commençai à chercher des informations sans attendre sa réponse. À 2h08 le lendemain vendredi, Miguel Membrado m’écrivait pour réponse ceci :

Cher Monsieur, merci de votre réponse. Concernant l’objectivité, elle est totale : je ne suis pas affilié à une secte de tueurs, et ma société n’a pas infiltré d’organisations gouvernementales ! Je ne porte pas de jugement, je relate des faits objetifs et prouvables par de simples coup de fils, ne serait-ce qu’aux soi-disants sociétés infiltrées qui vous répondront qu’elles ne sont pas clients chez nous ! Et jamais je ne me rabaisserai à ne pas défendre mon honneur. Quand j’ai écrit ce post, c’était justement pour que les débats reviennent tout simplement sur ce fait, qui est que si dans un pays comme le nôtre, un député maire peut se permettre en toute impunité de dire de tels mensonges sur une entreprise, sans que, malgré nos réactions indignées, aucun journal et homme politique ne réagisse pendant 2 mois, vers quelle société allons-nous ? Y a-t-il des problèmes plus graves que la générlisation de telles pratiques ? Le gouvernement par la terreur de ses citoyens ? Ca ne nous rappelle rien ? [...]

Suite...

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Lundi 23 Janvier 2006
Mayetic : qu’en pense mon concitoyen Aeschlimann ?

Il existe une catégorie d’hommes et de femmes dont j’aimerais bien voir la disparition, l’éradication du champ politique français.

C’est celle de ceux ou celles qui ne considèrent un mandat que comme un tremplin ou laboratoire, celle de ceux ou celles qui considèrent que la vie de leurs administrés concitoyens ne vaut que par le bulletin qu’elle détient. C’est aussi celle de ceux ou celles qui sont prêts à toutes les basses manœuvres pour évincer ses adversaires comme ses amis dès lors qu’ils refusent de manger à leur régime de bananes et généralement aussi celle de ceux ou celles qui se targuent de la République mais trahissent, diffament, sont à de multiples reprises condamnés ou déboutés, décident et agissent dans l’ombre à l’insu des citoyens. Je me souviens qu’il y a peu, Nicolas Sarkozy, le président de l’UMP mais aussi ministre d’État, de l’Intérieur (RG), de l’Aménagement du territoire et des Collectivités territoriales (Hauts de Seine), en charge du Culte (Témoins de Jehovah), avait assimilé des comportements similaires mais de la part de jeunes “délinquants” de banlieue, à des comportements de “racaille”.

Oui cette catégorie existe, une certaine racaille politique sévit dans notre pays et il serait temps de la nettoyer au “Kärcher”.

Je m’adresserai pour ce faire au citoyen que vous êtes, Manuel Aeschlimann. Au citoyen qui comme moi doit être révolté par de telles pratiques. Je vous ferais simplement part de quelques interrogations et doutes qu’il serait bon que le député-maire de votre circonscription lise et je suis sûr que vous vous ferez un plaisir démocratique de les lui transmettre.

- 1) Votre député-maire considérerait que piétiner ses opposants ressorte du jeu politique, soit.
- 2) Les trahisons et retournements de veste constitueraient son fond de commerce du moment que cela servirait ses intérêts, soit.
- 3) Il favoriserait l’implantation d’une secte officiellement reconnue comme telle sur sa commune, soit.
- 4) Dans le même temps il s’acharnerait contre une fondation reconnue d’utilité publique, où la première dame de France est vice-présidente et où deux représentants de l’État siègent au Conseil d’Administration, soit.

Mais s’il considérait la mise au chômage de 23 salariés comme un simple dégât collatéral de la masturbation psychologique paranoïde à tendance procédurière qui emporterait son ego, je ne conclurais pas avec un “soit”.

Parce qu’alors, toujours dans le registre de la supposition, il me faudrait opposer à ces hypothèses mes propres “soit” qui seraient les suivants :

- 1) Soit il serait un carriériste politique de la pire espèce, n’ayant aucune parole ni intégrité, aucune loyauté ni fidélité.
- 2) Soit il serait le prototype même du parfait petit fumier arriviste.
- 3) Soit il flatterait les votes sectaires au mépris de la Loi française.
- 4) Soit il ne saurait pas qui sont ses administrés mais pire encore, il les mépriserait.

Il resterait cependant deux possibilités :

- 5) Soit il serait tout cela à la fois et il semblerait bien, même si cela paraît hautement improbable pour un seul homme, qu’il en aurait la “carrure”.
- 6) Soit son ambition l’aveuglerait et il ne se rendrait pas compte des dégâts que ses actes, ses décisions et ses dires provoquent mais aussi que les gens qui l’entoureraient lui mentiraient et lui cacheraient la vérité.

Des concitoyens, en partie à cause de lui, ont en tout cas perdu leur emploi et d’autres leur patrimoine, dix ans de travail. Ils n’avaient rien à faire dans son histoire, citoyen Aeschlimann, ils ne lui avaient rien fait ni rien demandé.

Mayetic était une belle entreprise, une réussite typique de celles permises aujourd’hui par les nouvelles technologies. Par méconnaissance de ces environnements, de leurs acteurs, de leurs pratiques mais surtout de leur caractéristique principale qui est la diffusion de l’information la plus rapide qui soit, il a ruiné les efforts d’une dizaine d’années de travail. Mais en contrepartie de son ignorance il serait désormais bon qu’il sache que son attitude, son histoire et celle de Mayetic vont être discutées, commentées, analysées, disséquées. Mayetic était un succès, une entreprise pionnière avec à sa tête de brillants informaticiens, concitoyens eux aussi. Cela s’appelle de la solidarité, de la fraternité mais aussi de la liberté et de l’égalité. Hormis son statut d’élu, j’ai le regret de lui écrire un rappel, citoyen Aeschlimann : le député-maire d’Asnières ne vaut pas mieux ni plus que nous. Nous n’avons tous droit qu’à un seul bulletin à placer dans les urnes, qu’à une seule voix. L’action de tous ceux qui vont collectivement surveiller cette affaire s’appellera très vite l’opinion publique et le conseiller pour l’opinion du même nom de l’UMP l’apprendra bien assez vite. De plus, cette action ne disparaîtra pas de sitôt puisqu’elle est archivable.

Lui, il réglera plus ou moins heureusement ses problèmes politiques à un moment ou à un autre mais il a malheureusement déjà contribué à régler le sort de tous les salariés de cette belle entreprise.

En vertu de cela je ne le respecte pas mais je ne souhaite pas le diffamer et encore moins l’accuser. Il peut répondre librement ici en commentaire s’il sait le faire avant d’intenter un procès. Même s’il ne le sait pas, remarquez…

Non je ne l’accuserai pas, citoyen Aeschlimann, au contraire je me contenterai de rechercher le maximum de sources en rapport de sa charge de conseiller à l’UMP. Il sera ainsi renseigné, du mieux que je puisse faire pour l’aider dans sa tâche, par tous les éléments d’information relatifs à cette histoire le concernant que je puisse trouver. Nul doute que d’autres citoyens feront de même pour ainsi parfaire sa connaissance de cette histoire.

Je n’accuserai pas, j’informerai. Je laisserai le soin, le cas échéant, aux évènements de le faire.

Personnellement je ne m’y abaisserai pas, je ne suis qu’un simple citoyen. Mais contrairement à une certaine catégorie que j’ai citée plus haut, je suis fier et respectueux de ce statut.

Publié par José
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Dimanche 22 Janvier 2006
Mayetic : Aeschlimann m’aurait “tuer” (III)

Plus mes recherches avancent, plus j’éprouve non seulement de la perplexité mais bel et bien un sentiment de révolte devant les agissements de la municipalité asniéroise, son chef député-maire Manuel Aeschlimann en tête.

Les premières recherches, puisque c’était l’objet de la diffamation, ont vite conclu que ni la Fondation Ostad Elahi ni l’association du mausolée de Sainte Janie n’ont été considérées à un moment ou à un autre comme sectaires.

Il est par ailleurs explicitement écrit sur le site de la fondation :

“Le Conseil de l’Europe et l’Université de Paris-I Panthéon Sorbonne, tout comme le Ministère de l’Intérieur, sont les membres de droit du Conseil d’administration de la Fondation.”

Je repose donc la question qui me vient immédiatement à l’esprit : pourquoi aucun rapport, aucune note des RG ou de la DGSE n’a jamais mis en cause cette Fondation avant que Manuel Aeschlimann, proche du ministre de l’Intérieur, ne l’ait fait lui-même ? S’il y a bel et bien deux notes des RG parues au lendemain du procès opposant la Fondation Ostad Elahi et pour lequel un membre de la municipalité a été condamné pour diffamation elles sont pour le moins sujettes à caution puisqu’un journaliste indépendant n’hésite pas (ici et ) à évoquer une censure à l’AFP concernant une dépêche qui aurait révélé le caractère “opportun” de ces notes…

Pourquoi donc Manuel Aeschlimann aurait-il fait de telles allégations, entraînant par ricochet la perte de crédibilité de la société Mayetic à un moment crucial pour sa survie et son avenir ? Les aléas de la vie politique asniéroise, riches en rebondissements et c’est bien le moins que l’on puisse dire, ne renvoient comme images de la politique locale que diffamations, retournements de vestes, démissions, conflits entre municipalité et associations de riverains et bien d’autres turpitudes mais j’y reviendrai plus en détail plus tard.

Cependant un évènement récent ramène l’Iran sur le devant de la scène asniéroise. Souvenons-nous que la Fondation Ostad Elahi est une fondation laïque, reconnue d’utilité publique et que son fondateur était iranien. Cette fondation, accusée de sectarisme par Manuel Aeschlimann, alors que ses activités sont du registre philosophique comme l’éthique ou musical (majeure partie de l’oeuvre de Ostad Elahi) ne peut décemment être taxée de sympathie envers le régime iranien actuel puisque la famille de Ostad Elahi est réfugiée. Enfin bref, quel rapport avec la municipalité asniéroise ? Les relations chaleureuses entretenues par la municipalité, en particulier par le directeur de cabinet du maire, Francis Ramine Pourbagher, avec le régime iranien actuel…

Suivez le lien suivant mais surtout n’hésitez pas à vous promener sur le site et à visionner les vidéos…

Édifiante de plus en plus, s’avère cette histoire, Obiwan…

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Samedi 21 Janvier 2006
Les “blogueurs entrepreneurs”, l’air du temps, le vent et Mayetic…

Je me souviens d’un temps pas si lointain où les “blogueurs entrepreneurs” n’avaient pas le temps. De ce temps où ils auraient souhaité avoir le temps…

Et bien, dira-t-on, maintenant il y a deux “internautes entrepreneurs” qui ont le temps. Il s’agit de Bruno de Beauregard et Miguel Membrado.

Ils étaient comme vous il y a peu, ils n’avaient pas le temps. Maintenant, ou sous peu de temps, ils vont malheureusement en avoir. Bruno de Beauregard a eu le malheur de s’opposer à la municipalité d’Asnières au sein d’une association de quartier et en retour il en a reçu une mise au ban qui a participé à la mise en liquidation de sa société, Mayetic, qui salariait 23 personnes. Vous, les “blogueurs entrepreneurs” qui avez la tendance UMP pour la plupart, sarkozyste pour une minorité non négligeable, je vous invite à faire des recherches sur le comportement de Manuel Aeschlimann à ce sujet.

Vous y comprendrez aussi que parmi ce courant de pensée soi-disant libéral il existe aussi des personnalités liberticides se cachant derrière tout ce qu’ils peuvent connaître de la Loi pour vous manœuvrer, le cas échéant vous contourner et le cas échu vous piétiner.

Non, chez les “faux-libéraux” tout n’est pas clair. Faites le ménage chez vous avant de vouloir le faire chez nous, les chômeurs. “Vous” avez voulu m’exclure, je me ré-inclus moi-même.

Place à la cause, place à l’information, place au citoyen.

Place enfin à la démocratie.

Le reste n’est que du vent. Quant à moi, je porte les cheveux ras.

Publié par José
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Vendredi 20 Janvier 2006
Mayetic : Aeschlimann m’aurait “tuer” (II)

J’ai eu Miguel Membrado au téléphone un peu plus tôt dans l’après-midi. Pour lui, l’histoire Mayetic relève du passé puisque l’entreprise n’existe plus. Les bonnes questions en suspens sont donc les suivantes :

I) L’issue de cette histoire relèverait-elle d’une faute “professionnelle” de la part de la Caisse des Dépôts et Consignations ?

II) S’agit-il du résultat d’une campagne de diffamation ou de règlement de compte orchestrée par Manuel Aeschlimann, proche de Nicolas Sarkozy, conseiller en communication de l’UMP et député-maire d’Asnières ?

Effectivement, dans un cas comme dans l’autre, il s’agit tout de même d’évènements concernant la vie citoyenne. J’ai décidé, avec l’accord de Miguel Membrado, de soutenir la démarche non seulement personnellement sur ce blog mais aussi en y engageant l’association.

En tant que son président, j’ai donc créé une catégorie (ici) dédiée aux causes que défendra à l’avenir La e-Cité, cette catégorie se nommant “Alea non jacta est” et s’inaugurant avec cette histoire.

Les membres de l’association ont d’ores et déjà commencé une collecte d’informations qui sera intégrée à ce dossier et nous espérons recueillir le maximum de témoignages de tous les internautes concernés par cette histoire sur ce dossier. En attendant sa publication sur le site vitrine de l’association, je vous invite à les laisser ici si vous disposez d’éléments significatifs où si vous êtes vous-même concerné.

Publié par José
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Mayetic : Aeschlimann m’aurait “tuer”

J’ai reçu jeudi matin un courriel de Miguel Membrado, co-fondateur de la société Mayetic, m’informant de ses mésaventures. Les évènements tels que décrits apparaissent comme une sombre histoire politico-financière se déroulant dans un environnement à l’éthique plus que douteuse avec Manuel Aeschlimann, un proche de Nicolas Sarkozy, en filigrane. Mon premier réflexe dans ces cas là est toujours de prendre le maximum de réserve et je parcours donc ce courriel avec perplexité. Bon, je dois reconnaître honnêtement que je n’avais jamais lu ni entendu quoique ce soit au sujet de Mayetic ou de Miguel Membrado, comme quoi je suis bel et bien un ignorant. Mais là où le bât m’a blessé c’est lorsque l’auteur du courriel m’informe que la mésaventure se solde par le licenciement brutal de 23 salariés. Et là je me dis que, si pour signaler sa situation il mentionne celle d’au moins 23 autres personnes, il doit en avoir sacrément gros sur le cœur le bonhomme ou alors qu’il est sacrément culotté.

À l’heure où la blogosphère s’émeut à juste titre de l’affaire “Garfieldd” (ne voyant pas la nécessité d’écrire un article à son sujet vu les ténors de “poids” qui l’ont déjà fait, je me permets de lui adresser un simple clin d’oeil ici), j’en viens à penser qu’il existerait des tas d’autres causes à défendre aussi…

Un des objectifs de La e-Cité est de représenter les citoyens qui ne le sont nulle part, Garfieldd étant déjà largement soutenu et représenté je me renseigne au sujet de Mayetic. Super-Google aidant, je n’arrive pas, même en forçant, à trouver d’informations négatives au sujet de la société ni de l’auteur… Perplexe de plus en plus, je suis, Obiwan.

J’ai donc répondu à l’auteur en lui demandant s’il était possible de joindre ses salariés et s’il était joignable par téléphone. Il va de soi que si cette histoire s’avère aussi fumeuse qu’elle le semble, j’engagerais l’association derrière Miguel Membrado.

Affaire à suivre…

Quelques liens pour vous en faire une idée :

Chez Miguel Membrado.

Dans la presse :

http://www.lexpress.fr
http://www.neteconomie.com/
http://www.silicon.fr/
http://solutions.journaldunet.com/

Toujours dans la presse chez Alain Hertoghe :

http://hertoghe.typepad.com/carte_de_presse/2003/01/index.html
http://hertoghe.typepad.com/carte_de_presse/

J’attends vos témoignages. Si la nécessité le demandait, j’attendrais alors de quelques blogueurs qu’ils rejoignent l’association en y adhérant pour soutenir l’entité juridique.

Publié par José
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Jeudi 12 Janvier 2006
Discussion sur le mot “entrepreneur”

Voilà ma dernière intervention sur un article de Laurent Bervas : “Le Français n’aime pas les entrepreneurs”. Je vous conseille de vous y rendre et d’y lire le débat entre Laurent, Lionel, ma compagne Gaëlle et moi-même sinon certains éléments de cet article vous paraîtront quelque peu obscurs.

Lorsqu’un cadre choisit une option nouvelle (ce qui arrive de moins en moins souvent), y investit le budget qu’on lui a confié, fait appel à de nouvelles technologies ou à des personnes dans lesquelles son entreprise ne croit pas forcément, remodèle son service et son fonctionnement pour les mettre en adéquation, il prend énormément de risques tant pour son entreprise que pour sa carrière et donc son avenir.
Il agit alors exactement comme s’il avait été un chef d’entreprise novateur : est-il un entrepreneur ? Il le serait dans ce cas là, à la différence qu’il n’est pas l’employeur.

Je persiste donc sur le fait que le terme entrepreneur est bien trop vague pour savoir de qui il s’agit, qu’on ne peut l’identifier à aucune fonction ni à aucun statut précis et qu’en vertu de cela ceux qui s’en servent comme d’un effet de mode parce qu’on est dans une période, dans un air du temps où il fait bon inciter à la création d’entreprise, à libérer le travail et tout le toutim et non à embaucher, est du vent, de la communication à fins publicitaires personnelles. L’utilisation de ce mot ne sert qu’à vouloir se donner un statut qui ne veut pas dire grand chose mais qui sonne bien. Il est quand même curieux de voir que c’est surtout dans les hautes technologies, surtout informatiques (l’effet nouveauté est toujours de mode), que l’on entend ce terme. On peut constater aussi qu’en informatique, par exemple, les investissements nécessaires pour lancer une activité sont de plus en plus réduits et qu’on fait de plus en plus souvent appel à de bonnes volontés en partenariat plutôt qu’en prenant le risque d’embaucher. C’est un simple constat mais ce sont souvent les tenants de cette méthode qui se qualifient d’ “entrepreneurs”. Il est vrai que pour tous ceux qui ne connaissent pas grand chose à la technologie, “entrepreneur” sonne mieux que développeur et plus social qu’ingénieur, par exemple.

Il y a encore peu, pour faire valoir une certaine fonction sociale, on disait “Je suis chef d’entreprise ou employeur dans tel ou tel secteur, je fais travailler 25 personnes”, aujourd’hui on dit “Je suis entrepreneur” alors qu’on travaille seul ou avec un seul associé. À ce compte là, celui qui achète un fourgon et qui y fait des pizzas pour les vendre serait aussi un entrepreneur mais il ne le prétendra pas lui, il dira simplement qu’il travaille à son compte. Le dentiste qui choisit l’innovation technologique et pour ce faire s’associe et y investit tous ses biens serait aussi un entrepreneur mais se décrira comme professionnel libéral. Dans les métiers manuels on se dira artisan, dans les métiers de bouche restaurateur, dans le commerce commerçant, dans l’industrie industriel, mais quasiment jamais entrepreneur. Si l’on demande à Gaëlle ce qu’elle fait elle répondra secrétaire-comptable (ou gestionnaire), si on demande à son associé il répondra conducteur de travaux et si on leur demande leur domaine d’activité ils répondront plafonnistes. Quant aux statuts l’une est salariée et l’autre gérant (salarié aussi). Leurs investissements ? Ils sont actionnaires à parts égales. Voilà ce qu’est la réalité, sans fioriture ni courants d’air.

Effectivement, comme l’écrit justement Laurent, je n’ai pas l’expérience de la gestion d’entreprise mais j’ai été responsable technique et j’ai eu en charge la gestion d’un service SAV et d’une équipe de 5 techniciens avec tout ce que cela comporte en terme de gestion d’atelier, de stock, de déplacements, de véhicules, etc. Sauf les techniciens ennuyés chez des clients ou les clients eux-mêmes qui en appelaient à moi je ne me suis jamais dénominé “responsable technique” moi-même mais technicien. Je tiens à mon titre, j’en suis fier, et sur d’autres sujets (cf Grenouille) je m’insurge lorsqu’il est dévalorisé. Je suis titulaire d’un brevet de technicien de 1985 (Bac technique) mais aujourd’hui, les employeurs potentiels (souvent jeunes) qui me reçoivent m’assimilent à un bac pro au mieux alors que je suis d’une génération où ce type de baccalauréat (qui pour moi n’en est pas un) n’existait pas. Pour obtenir un bac technique il fallait alors se farcir toutes les heures de l’enseignement général plus les heures d’enseignement technique, ce qui faisait à cette époque 42h de cours par semaine. Nous n’étions alors que 30% de notre classe d’âge à avoir le bac contre 76% aujourd’hui. Et je ne parle même pas de mon équivalence BTS informatique AFPA pour laquelle je me suis tapé volontairement et non par reclassement une année d’internat en 1999-2000, à 33 ans, et qui fait doucement sourire les employeurs… La dévalorisation des titres, entre autres, et diplômes a conduit à la situation que l’on connaît, c’est à dire qu’il suffit d’un accident de parcours pour se retrouver exclu de toute perspective de carrière professionnelle.

Quand j’entends inventer de nouveaux statuts, de nouvelles fonctions assorties de titres pompeux qui ne veulent strictement rien dire c’est moi qui souris doucement… Je suis chômeur mais pas idiot ni ignorant. Et à défaut d’une fonction ou d’un titre professionnel pompeux, je tiens à ce dont je peux être fier. Quant à ceux qui se leurrent avec des mots, effectivement comme l’écrit aussi Laurent à mon sujet, ils trouvent chez moi non pas à mon sens quelqu’un de redoutable mais quelqu’un qui leur remet tout simplement les pieds sur terre et qui ne se berce pas de leurs illusions.

Il n’y a pas besoin d’inventer des statuts pour être fier de ce que l’on fait lorsqu’on est utile et pour conclure de façon volontairement biaisée avec une note de poésie, le plus beau statut qui vaille la peine d’être valorisé c’est celui de chef de famille. J’ai beaucoup plus de respect pour le simple manœuvre qui aura élevé ses cinq ou six enfants et qui leur aura permis d’acquérir une situation meilleure que la sienne que pour nombre de soi-disant entrepreneurs qui ne recherchent que le profit et ne créent rien. On parle beaucoup de ceux-ci et pourtant les premiers sont beaucoup plus nombreux que les derniers. Mais je n’exprime là qu’une opinion personnelle qui fera encore probablement “halluciner” Lionel… wink.

Où doit-on donc ventiler ces fameux entrepreneurs ?

Publié par José
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Mercredi 04 Janvier 2006
Les “blogueurs entrepreneurs”, l’air du temps, le vent et les techniciens…

Ajout du 17 janvier : lire aussi les interrogations de Samantdi sur la blogosphère ici.

Les blogs sont à la mode parce qu’ils ont apporté à l’Internet une nouvelle façon interactive de communiquer. Là où les chats permettent une conversation, voire un brouhaha, en temps réel, là ou les forums ne sont essentiellement destinés qu’à poser des questions et recevoir les réponses, là ou les sites personnels bien souvent n’offraient que vitrine sans porte d’entrée les blogs ont su parfaitement intégrer ces imperfections ou absences pour en tirer les meilleurs moyens de communication dynamique. La réussite technologique est évidente, c’est l’air du temps.

Cependant ils n’ont rien inventé, rien apporté d’autre qu’une facilité supplémentaire pour communiquer. Ah la communication… Que ne lui alloue-t-on pas comme qualités à cette communication ? Et bien il va me falloir bien décevoir du monde mais la communication en lieu et place de la discussion c’est du vent. Celui qui communique ne l’est pas forcément mais sa communication l’est souvent. On aime tous le vent lorsqu’il fait chaud et dans la blogosphère on aime bien avoir chaud. Pour autosatisfaction, celui qui a le plus chaud fait le plus de vent et les autres viennent chercher ce vent d’air chaud qui, un peu comme la limonade donne soif, appelle encore plus de vent…

Se plaire à critiquer continuellement les “papes” de la blogosphère mais pourtant les lire, suivre les commentaires, en laisser et même écrire des articles pour bien expliquer pourquoi on aime taper sur le pape en question, c’est ce que l’on pourrait appeler entrer dans le vent. Chacun fait ce qu’il veut évidemment mais quel est l’intérêt si cela ne suscite aucun débat de fond ou échange d’idées ? Rien, c’est du vent. Remarquez, le vent on le sent au moins, et en communication on l’appelle la visibilité.

Se plaire à montrer des photos où l’on exerce tel ou tel sport de priviligié dans un coin du globe destiné aux “encore plus privilégiés”, ça n’apporte rien non plus à la société mais ça rafraîchit : c’est du vent…

Bloguer pour se distraire sur son lieu de travail, c’est du vent. Lorsque je constate la production quantitative de ce type de blogs, je me dis par ailleurs qu’il y aurait largement de quoi augmenter notre productivité et qu’une hypocrisie sans nom règne dans ce milieu : il est aisé de taper sur les chômeurs qui seraient des assistés alors que l’on profite d’avoir suffisamment de temps libre au travail pour ses loisirs et donc pour ne pas être productif… Enfin bref, c’est un vaste débat avec un nombre de composantes conséquent. Mais c’est du vent.

Sur les millions de blogs accessibles sur la toile je crois sincèrement qu’il y en a des millions moins quelques centaines qui sont du vent, du loisir, du passe-temps, qu’ils n’entraînent aucun débat et qui n’informent pas.

Et les entrepreneurs dans tout ça ? Entrepreneur est un joli mot, n’est-ce pas ? Mais que veut-il dire ? Qu’est-ce qu’un entrepreneur ? Est-ce une personne qui crée des entreprises ? Quelqu’un qui entreprend quelque chose ? Si c’est une personne qui crée des entreprises, ma compagne Gaëlle en est une, si c’est quelqu’un qui entreprend quelque chose, j’en suis un aussi avec mon association. Mais globalement j’avoue que j’ai du mal à situer quelles caractéristiques ce mot regroupe. Avoir des projets ? Les partager ? Dans ces cas là il ne faut surtout pas oublier la responsabilité sociale d’un entrepreneur : certaines personnes, pourtant souvent du même domaine professionnel que ceux qui aiment le vent, n’ont pas le loisir d’en faire et de le partager. Leur activité principale, ni même secondaire, n’est pas le loisir : c’est, ou ce devrait si les opportunités étaient plus nombreuses, être la recherche d’emploi parce qu’on ne vit pas avec du vent. Lorsque ces personnes intègrent un projet bénévole, y participent, elles le font parce qu’elles en attendent une expérience, des compétences supplémentaires pour espérer améliorer leur situation d’une façon ou d’une autre. Et ça ce n’est pas du vent.

Lorsque ceux qui ont une activité bloguent, ils le font souvent en rapport avec. Ils en retirent une expérience, ils construisent parfois un plan de carrière et en attendent un retour. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour ceux qui cherchent une activité ? La première question d’un entrepreneur lorsqu’on lui demande d’intégrer un projet est la suivante : que va en retirer mon entreprise ? Il en va de même individuellement pour ces chômeurs, ils ne se nourrissent pas de vent.

Suite...

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